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picto_V_F_chaulage Les Vrai/Faux du chaulage

Non ! Les produits résiduaires organiques n’acidifient pas le sol

15 octobre 2015

Les effluents d’élevage sont le plus souvent alcalinisants. Certes, l’azote organique et ammoniacal et le soufre organique qu’ils contiennent contribuent à l’acidification du sol, mais celle-ci est généralement plus que compensée par les anions organiques dont les effets sont analogues à celui des bases (oxydes, carbonates…) contenues dans les amendements minéraux basiques.

Suivre le pHeau de son sol pour connaître l’effet des effluents d’élevage

La seule composition du produit ne permet pas de déterminer son effet sur le pH du sol, car l’azote et le soufre qu’il contient peuvent subir des pertes gazeuses (par volatilisation et dénitrification). Ces pertes contribuent à réduire l’effet acidifiant lié à leur oxydation biologique.

Le suivi régulier du pHeau reste la seule méthode utilisable pour prendre en compte les effets des effluents d’élevage.

Des apports réguliers d’effluents d’élevage : un moyen de lever le pied sur le chaulage

Les références expérimentales récentes d’ARVALIS – Institut du végétal, de l’IRSTEA voire d’organismes étrangers montrent que les engrais de ferme testés contribuent presque toujours à atténuer l’acidification du sol. Par exemple, les essais conduits sur 10 ans par ARVALIS – Institut du végétal ont mis en évidence une amélioration du pH avec des apports annuels de fumiers, de lisiers ou de composts issus d’élevage, comparés à une fertilisation azotée annuelle uniquement minérale.

Lorsqu’un apport de l’ordre de 200 à 300 kg d’équivalent CaO/ha par an est nécessaire pour compenser l’acidité introduite dans le sol, un chaulage d’entretien de moins de 100 à 150 kg CaO/ha par an est suffisant lorsque la parcelle reçoit des apports réguliers d’effluents d’élevage.

Le constat sur les produits résiduaires organiques (PRO) issus d’élevages peut être élargi aux composts d’origine urbaine qui sont recyclés en agriculture : composts de déchets verts (seuls ou associés à des boues urbaines), composts d’ordures ménagères, composts de biodéchets (fraction fermentescible des ordures ménagères et des déchets verts).
Tous les PRO testés ont contribué à maintenir voire à augmenter le pH du sol.

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