En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Reconnaître et gérer les populations de noctuelles Ravageurs du maïs

Noctuelles défoliatrices : bien identifier l’espèce observée

22 juin 2018

Les larves de noctuelles défoliatrices peuvent occasionner des dégâts sur les jeunes plants de maïs en cas de forte attaque. Comment les reconnaître et les contrôler ?

Il existe trois espèces de noctuelles défoliatrices du maïs généralement rencontrées, toutes sont migratrices. Il s’agit de cirphis (Mythimna unipunctata), de la noctuelle gamma (Autographa gamma) et de la noctuelle de la betterave (Spodoptera exigua). Les cirphis sont principalement localisés dans le Grand Sud-Ouest du territoire (y compris le Sud de la Charente-Maritime), voire l’extrême Sud Est (rare). Les noctuelles de la betterave sont présentes au sud du 45e parallèle tandis que les noctuelles gamma sont visibles sur tout le territoire, y compris le nord du pays.


Des chenilles qui consomment les feuilles les plus basses

Ces chenilles n’engendrent pas de grandes conséquences économiques, sauf si le maïs est peu développé et subit d’autres facteurs de stress qui limitent son développement végétatif. Leur manifestation est épisodique en France, principalement les années à migrations intenses.

Il existe deux périodes de présence des noctuelles : entre juin et août, et de septembre à octobre pour cirphis.

Les noctuelles ont un mode d’attaque aléatoire dans la parcelle. Elles ont toutes une activité essentiellement nocturne (surtout aux jeunes stades larvaires) et provoquent de grandes perforations sur les feuilles les plus jeunes (présence de déjections noirâtres bien visibles). Si l’appareil foliaire est largement consommé, il peut y avoir échaudage des grains. Les larves de cirphis consomment d’abord les feuilles les plus basses ; elles peuvent aussi consommer les soies et les grains. La noctuelle gamma peut également s’attaquer aux nervures et à la jeune tige du cornet foliaire. Elle est peu fréquente en maïs. Il est essentiel de chercher la larve pour identifier l’espèce en cause.

Les températures élevées sont un facteur à risque des noctuelles. Les cirphis sont notamment présentes sur les parcelles envahies de graminées adventices (sur lesquelles ont lieu les pontes). Les noctuelles de la betterave se manifestent en cas de semis tardifs.

Un traitement s’impose si l’attaque atteint la feuille de l’épi

Afin de se prémunir des attaques de cirphis, le désherbage des graminées montre une bonne efficacité. La lutte curative quant à elle se base sur l’usage de produits phytosanitaires. Si nécessaire, un produit insecticide de contact peut être appliqué, de préférence sur des larves jeunes. Dans les situations à cirphis, il est recommandé de traiter si l’attaque atteint la feuille de l’épi. Contre les noctuelles de la betterave, il est préconisé d’intervenir en cas d’attaque importante sur végétation peu développée ou à croissance retardée, en évitant les produits à base de pyréthrinoïdes (populations résistantes).

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10