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En cas d’automne doux

Ne pas baisser la garde contre les pucerons

06 novembre 2014

Si la douceur de l’automne se prolonge, la présence de pucerons peut perdurer et donc nécessiter une application insecticide en végétation, même pour les parcelles protégées par le traitement insecticide des semences Gaucho 350 (ou Ferial).

Tant que les conditions climatiques restent favorables (automne doux), les pucerons peuvent coloniser les jeunes céréales d’hiver, et ce jusque mi-novembre voire plus dans certaines régions. Face à des conditions poussantes, la protection des semences contre ces vecteurs de viroses peut alors être dépassée : un traitement relais en végétation peut ainsi s’avérer nécessaire en cas d’infestations tardives, surtout sur les semis précoces. Quant à la lutte insecticide en végétation, elle peut également impliquer plusieurs passages pour lutter contre les nouvelles infestations.

Un puceron vert à cornicules rougeâtres

A l’automne, les pucerons de l’espèce Rhopalosiphum padi sont les plus fréquents. De 1 à 2,4 mm, ils ont un corps de forme globuleuse, de couleur verte avec des taches rougeâtres autour de l’insertion des cornicules. Les antennes sont sombres et plus courtes que le corps.



Observer par beau temps

Leur présence sur les jeunes céréales est à surveiller de près ; l’observation doit être faite minutieusement par beau temps en plein après-midi :

  • dès la levée en l’absence de protection insecticide des semences ;

  • à partir du tallage (5 feuilles développées) pour les cultures ayant bénéficié d’une protection insecticide avec Gaucho 350 ;

  • et jusqu’à ce que les températures journalières redescendent en-dessous de 5 °C, température où les pucerons ne sont plus actifs.

Les températures élevées favorisent les vols et la reproduction

Les contaminations des parcelles se déroulent en deux phases. D’abord, les ailés virulifères réalisent des vols de dissémination quand les températures dépassent 10-12 °C : cette activité démarre généralement dès mi-septembre, mais peut durer jusqu’à mi-novembre.

Puis, leur descendance, non ailée (pucerons aptères), se dissémine dans la parcelle grâce à leur forte fécondité : leur rapidité de ponte augmente avec la température (jusqu’à 25 °C). Des températures favorables peuvent ainsi engendrer rapidement des populations importantes dans les parcelles.

Intervenir dès 10 % des plantes habitées ou après 10 jours de présence avérée

L’importance des dégâts est liée au nombre de plantes infestées par les pucerons. Pour protéger les plantes, il s’agit donc de prévenir la dissémination au sein de la parcelle en intervenant quand 10 % de plantes sont habitées par un puceron ou quand la présence des pucerons se prolonge sur environ plus de 10 jours (même si le taux de plantes habitées est faible).

Face à ces ravageurs, qui sont souvent difficiles à observer, la notion de seuil reste délicate. Ils ne sont pas responsables de dégâts directs mais nuisibles par les virus qu’ils peuvent transmettre. Cette nuisibilité peut varier en fonction des caractéristiques propres du virus lui-même, et de la sensibilité de la culture (espèce, stade des plantes au moment de l’infection…).

Rester vigilant après une première intervention

Les insecticides autorisés en végétation sont essentiellement des pyréthrinoïdes qui agissent par contact. Leur persistance est de 2 à 3 semaines et ils ne protègent pas les nouvelles feuilles formées après le traitement. De fait, un deuxième passage peut s’avérer nécessaire si les conditions restent favorables à l'activité des pucerons et que de nouvelles infestations sont observées.

De même, un traitement en végétation peut être nécessaire sur des plantes ayant bénéficié d’une protection des semences avec un insecticide systémique (Gaucho 350). C’est notamment le cas pour des semis précoces si les conditions climatiques restent favorables à des infestations tardives. Quand les plantes ont dépassé le stade début tallage (plus de 5 feuilles développées), la persistance d’action de l’imidaclopride vis-à-vis des pucerons est alors atteinte. Un relais insecticide en végétation permettra de contrôler les infestations tardives.

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