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Diagnostic les dégâts de mouche géomyze Messagerie Ouest

Mouches sur céréales : comment poser le diagnostic ?

11 avril 2019

Des attaques de mouches sont observées actuellement sur triticale et sur blé dans la région. Voici quelques repères pour connaître ce ravageur et reconnaître les symptômes trahissant sa présence.

Des symptômes caractéristiques

Les symptômes apparaissent généralement en fin d’hiver.

• Les parcelles sont le plus souvent atteintes par foyers dont les dimensions et la forme peuvent être très variables. Sur blé, on observe le plus souvent des petits foyers de 1 à 2 m2, caractéristiques des attaques de ravageurs aériens (photo 1).

• Les feuilles jaunissantes, dont la gaine a été coupée par la larve sont entraînées par la croissance des feuilles sous-jacentes, puis tombent au sol. C’est généralement le premier symptôme observé sur triticale (photo 2). Sur blé, ce symptôme est moins fréquent.

• On observe souvent un port de la plante « en étoile » après disparition du maître-brin  (photo 3). C’est également ce symptôme caractéristique que nous observons sur blé.

• La plante présente un tallage réduit et une croissance altérée (photo 4).

• Le jaunissement du maître-brin peut conduire à son dépérissement ainsi que celui de plusieurs talles, voire de la plante dans le cas des attaques les plus graves.

Remarque : Il est très difficile de trouver l’asticot à la base de la plante dans la mesure où il séjourne peu et où les symptômes nets sont assez postérieurs à son départ de la plante.


Photo 1 : Les symptômes apparaissent en foyers qui peuvent être de petites tailles (1 à 2
 m2), ou de grandes dimensions.
A gauche : blé – Matignon (22) – 14 mars 2019 / A droite : blé – Sentilly (61) – 26 mars 2019 



Photo 2 : 1er symptôme observé : feuille coupée puis entraînée par la feuille sous-jacente.


Photo 3 : Symptôme « en étoile» très caractéristique, après dégénérescence du maître-brin.


Photo 4 : Réduction du tallage et faible développement.

Des conditions climatiques favorables dans l’ouest

Geomyza tripunctata (photo 5) présente 3 générations par an dans l'Ouest, ce qui conduit notamment à observer des adultes en avril mai, et à l’automne, ce qui coïncide avec les implantations de maïs et de céréales.

L’œuf est pondu sur la feuille, la larve sort après une semaine de développement puis pénètre en mineuse à la base des tiges, puis vers l’apex. Si elle réussit à l’atteindre, le jeune épi est détruit et la plante peut dégénérer, parfois les talles repartent. Si la croissance de la plante est rapide, les dégâts ne s’observeront que sur les feuilles où la larve a fait une galerie circulaire après avoir pénétré dans la plante. Ces feuilles jaunissent puis sont entraînées par la progression de la feuille sous-jacente.

Les larves sont présentes durant l’hiver. Au-delà, la larve se nymphose (pupe présente dans la tige ou à proximité), ou est détruite.

Les conditions climatiques de l’ouest de la France sont favorables à ce diptère qui se développe de façon continue toute l’année sans arrêt de développement. La longueur de son cycle est fonction des températures supérieures à 0°C. Les adultes ont une grande longévité qui peut atteindre 6 mois en conditions de laboratoire.

Geomyza tripunctata attaque également le maïs et le ray-grass.


Photo 5 : Geomyza tripunctata est une mouche de 3 à 4
 mm de long, de couleur noire avec présence de 3 taches sur les ailes.

Aucune méthode de lutte n’existe !

Les expérimentations réalisées n’ont pas permis de montrer l’efficacité des traitements de semences ou des insecticides en végétation contre ce ravageur.

Des questions subsistent sur le fait que parmi les céréales semées à la même époque, le triticale est la principale espèce concernée par les attaques. De plus, dans les essais de comparaisons variétales, on observe de fortes différences de niveau de sensibilité entre variétés (photo 6). Il est toutefois difficile d’établir un classement variétal précis compte tenu de la variabilité du niveau d’attaque entre lieux et entre années.


Photo 6 : Une sensibilité variétale est souvent observée dans les essais.

Pour en savoir plus, consultez la fiche accident Géomyza qui présente des photos complémentaires.

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