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Stockage pomme de terre Mildiou de la pomme de terre

Conduire une prophylaxie soignée, généralisée et bien implanter la culture

19 mars 2013

Pour contrôler le mildiou de la pomme de terre, il convient d’éviter l’entrée de cette maladie dans les parcelles et de limiter son développement en associant au mieux différentes actions. Le point sur la stratégie de lutte à mettre en place.

Le mildiou de la pomme de terre (Phytophthora infestans) reste l'une des maladies les plus dangereuses des plantes cultivées :

- une épidémie extrêmement rapide en conditions favorables avec une production de spores très importante et une durée d'incubation très courte.
- une évolution des souches avec une adaptation facile aux variétés et aux fongicides, et une agressivité en augmentation.
- en zone tempérée, les conséquences économiques sont fréquentes et graves, puisqu’une attaque précoce peut entraîner des baisses de rendement de plus de 50 % et une attaque plus tardive détériore la qualité des tubercules.

La première action consiste à conduire une prophylaxie soignée, généralisée et bien implanter la culture. 

Mettre en œuvre une gestion efficace des tas de déchets et écarts de triages afin d’éviter la dissémination de la maladie

Choix judicieux du lieu de stockage Eviter :
- l’écoulement des jus vers les fossés, les points d’eau de surface ou la nappe ;
- les nuisances, odeurs et développement des insectes près des habitations ;
- les dépôts dans les périmètres de protection des captages d’eau potable.
S'il y a beaucoup de tubercules et un risque d'écoulement de jus => traitement à la chaux vive. Lorsqu’il y a principalement de la terre (écart de triage) => pose d’une bâche plastique.
Méthode :
- mélanger la chaux aux pommes de terre à la dose de 10 % du tonnage à traiter ;
- se protéger lors de l’application de la chaux par le port d’un masque, de lunettes, de gants,…
- éviter l’écoulement des jus par la réalisation d’une ceinture de rétention autour du silo.
Méthode :
Recouvrir le tas de déchets d'une bâche de type ensilage avant l’apparition de la végétation.
La bâche doit être en bon état et maintenue au sol (terre, lestage mobile,…).
Afin d’avoir une bonne gestion du parasitisme, il est fortement déconseillé d’épandre des déchets de pomme de terre sur les parcelles susceptibles de recevoir de la pomme de terre dans l’avenir.
Ne plus épandre les déchets sur les parcelles en jachères (hors rotation pomme de terre) dès le mois de février : la destruction des tubercules par le gel est plus aléatoire.

Eliminer le plus possible les repousses

Les repousses de pomme de terre dans les autres cultures favorisent la dissémination du mildiou. Il est donc important de limiter leur développement.

Mise en place d’une lutte culturale - éviter de laisser trop de tubercules sur le sol lors de la récolte
- ne pas épandre de résidus de pomme de terre au printemps
- éviter l’enfouissement des tubercules à la récolte
- préférer l’implantation des céréales en non labour, afin de favoriser l’action du gel

Utiliser un plant sain

Le plant certifié garantit un niveau de qualité satisfaisant.

Gérer l’implantation des parcelles

Eviter l’implantation des zones où le traitement et la récolte sont difficiles (ou interdits).

Pour éviter la création de tout foyer dans la parcelle, il convient avant tout d’assurer une protection de l’ensemble de la parcelle : - Coin de champ
- Bordure de parcelle notamment près de bois, de chemin, de haie
- Tour de pylône ou obstacle
- Bordure de rivière et/ou de points d’eau : pour tous les fongicides, une zone de non traitement (ZNT) est obligatoire ; sa largeur diffère selon les spécialités (voir étiquette)
- Courts-tours, fourrières difficilement accessibles

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