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attaque mildiou sur feuilles de pomme de terre Maladies de la pomme de terre

Mildiou : maintenir l’efficacité avec moins de chimie

21 décembre 2010

Pour optimiser le recours à la chimie, plusieurs solutions sont à l’étude, comme la réduction des volumes de pulvérisation, les outils d'aide à la décision, ou les produits de stimulation de défense des plantes.

La maladie prédominante sur pomme de terre reste le mildiou. Même si la pression varie beaucoup d’une année à l’autre en fonction des conditions climatiques, les traitements chimiques sont incontournables pour contrôler la maladie.

Après plusieurs années sans nouveautés, ces dernières campagnes ont vu arriver de nouvelles spécialités homologuées. Parmi elles, la plus récente est Infinito, homologuée en décembre dernier. Proche de Revus et Ranman, Infinito montre une bonne efficacité, mais ne peut pas être utilisé moins de 120 jours avant la mise en place de la culture suivante. Cette contrainte réglementaire fixe une limite au 30 juin si l’on veut semer un blé au 1er novembre après la récolte des pommes de terre. La plupart des produits utilisables contre le mildiou ont un usage limité à 4 ou 6 passages en général. Mais la diversité des spécialités disponibles permet d’alterner les traitements et de parvenir à contenir la maladie. Il est d’ailleurs dommage, vu la gamme disponible, de se limiter, comme on le voit parfois, au mancozèbe. Celui-ci n’a pas de limite d’usage, ce qui pourrait être remis en cause prochainement.

Le coût des produits est parfois le seul critère pris en compte dans le choix pour lutter contre la maladie. Or, les nouveautés, même si elles sont plus chères, sont en général plus efficaces, donc plus sécurisantes, et montrent une plus grande résistance au lessivage (cette caractéristique a pu être testée en mettant en place des essais irrigués, qui permettent de tester la résistance des produits dans des conditions difficiles). Ces caractéristiques permettent d’espacer les passages, ce qui, en prenant en compte le coût de l’intervention, ramène le coût de la protection à des niveaux comparables.

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