En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Vidéo sur les fusarioses du genre Microdochium Fusarioses du blé

Microdochium aime les mois de juin frais et pluvieux

14 mars 2013

Dans la majorité des situations, Fusarium graminearum domine dans les parcelles de blé. Mais en cas de mois de juin froid et pluvieux, les attaques du genre Microdochium peuvent être importantes. Un traitement fongique spécifique à ce champignon est alors indispensable. Il vient en complément d'un produit actif sur F. graminearum.

Michrodochium est présent sous deux formes en France : Michrodochium majus et Michrodochium nivae. Ce genre de fusariose attaque les épis du blé, ce qui se traduit par des pertes de rendement et une dégradation technologique de la qualité du grain. En revanche, à la différence de Fusarium graminearum, un autre genre de fusariose des épis, les Michrodochium ne produisent pas de mycotoxines.

La plupart des années, le genre Fusarium domine dans les parcelles de blé sur le genre Microdochium. Mais en cas de mois de juin froid et pluvieux (ex : 2007 et 2008), les attaques de Microdochium peuvent être sévères. Si les techniques de lutte agronomique sont efficaces sur le genre Fusarium, comme le broyage des résidus de maïs dans le cas d’une succession maïs/blé, elles sont inefficaces sur le genre Microdochium. Un traitement fongique est donc indispensable pour maîtriser ce type de champignon. Attention cependant à ne pas utiliser uniquement des molécules spécifiques au Microdochium, cela risquant de favoriser le développement de F. graminearum. La stratégie de lutte consiste à associer un produit actif sur F. graminearum (ex : tébuconazole, metconazole, ou thiophanate-méthyl) à un fongicide agissant sur Microdochium (ex : prothioconazole, prochloraze).

L’application de strobilurines sur épi dégrade la qualité sanitaire du bléL’utilisation de strobilurines sur épi favorise le développement du champignon F. graminearum, et dégrade donc la qualité de la récolte à cause de la production de mycotoxines : les DON. Cette observation s’explique par la présence de populations résistantes aux strobilurines chez F. graminearum, alors que les années précédentes, le genre Microdochium était sensible à cette famille de fongicides. Le développement récent de formes résistantes de Microdochium aux strobilurines atténue ce phénomène, mais une dégradation de la qualité sanitaire du blé est toujours constatée. Ainsi, bien que les strobilurines puissent être intéressantes pour lutter contre la rouille brune sur épi, leur utilisation à ce stade est déconseillée.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10