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mais au stade 2F Adventices du maïs

Maximiser l’efficacité du désherbage de post-levée

15 mai 2014

Pour le désherbage du maïs, une stratégie de post-levée se raisonne en fonction du stade de la plante, de la flore adventice présente dans la parcelle, et de l’efficacité du désherbage de prélevée s’il a été réalisé. Comme pour tout traitement phytosanitaire, les conditions climatiques doivent être poussantes.

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte pour réussir le désherbage post-levée du maïs. En premier lieu, il convient d'intervenir sur des adventices jeunes pour maximiser l'efficacité du traitement, et de vérifier l'adéquation entre le produit et le stade du maïs pour éviter tout problème de phytotoxicité. Les conditions climatiques au moment du traitement sont également essentielles, d'autant plus qu'au printemps les amplitudes thermiques peuvent être très élevées dans une même journée. Enfin, la qualité de la pulvérisation est déterminante pour viser une bonne efficacité, et tout particulièrement pour les produits de contact.

SommaireTraiter dans de bonnes conditions climatiques
Repérer le bon stade du maïs pour la sélectivité
Veiller à une bonne qualité de pulvérisation
Bâtir sa stratégie de désherbage post-levée

Traiter dans de bonnes conditions climatiques

Pour assurer une bonne pénétration des substances actives, le traitement doit impérativement s’effectuer alors que l’hygrométrie est élevée (65 % minimum). Par temps sec, les applications doivent être réalisées tôt le matin avant 9-10h. Le soir, le retour à des niveaux d’hygrométrie satisfaisants ne se fait généralement pas avant 20 heures. De plus, les températures minimales doivent être supérieures à 10°C et des températures maximales inférieures à 25°C durant les journées encadrant l’application. Dans le cas contraire, une phytotoxicité sur le maïs est possible en particulier avec les auxiniques ou des sulfonylurées. L’attention doit être redoublée vis-à-vis des températures dans les sols noirs riches en matières organiques qui exacerbent les écarts de températures.

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Repérer le bon stade du maïs pour la sélectivité

D’une façon générale, une fois passé le stade pointant, auquel il est déconseillé de traiter, la plupart des produits sont utilisables sans risque majeur pour des plantes qui s’étalent entre 2 et 6 feuilles. Au-delà de 6 feuilles, le maïs est plus sensible aux herbicides de la famille des auxiniques ou des sulfonylurées. De plus, à un stade développé, le feuillage du maïs agit comme un « écran » ce qui limite l’efficacité du désherbage, l’herbicide ne pouvant atteindre sa cible.

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Veiller à une bonne qualité de pulvérisation

L’efficacité du traitement dépend également de la qualité de la pulvérisation. Or, tous les produits n’ont pas la même exigence. Une certaine souplesse existe pour les herbicides systémiques qui peuvent s’utiliser à volume réduit et/ou avec une des gouttelettes de taille plus importante pour limiter la dérive. En revanche, les produits de contact requièrent une qualité de couverture de la cible plus importante. Il est conseillé alors d’utiliser des volumes supérieurs à 100 l/ha, 150 l/ha avec des buses anti-dérive.
Enfin, l’ajout d’adjuvant n’a d’intérêt que pour les herbicides qui en ont absolument besoin. Limitez leur usage au cas particuliers recommandés par les fabricants. D’une manière générale, consultez toujours l’étiquette pour les conditions d’emploi spécifiques du produit et vérifiez les possibilités de mélange.

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Bâtir sa stratégie de désherbage post-levée

Pour viser une bonne efficacité, il convient d'intervenir sur les stades les plus jeunes possibles pour les graminées ou dicotylédones annuelles. Le recours à un mélange d’herbicides est quasi systématique afin de couvrir un large spectre d’action sur la flore. La composition du mélange est fonction de la flore.
Les dicotylédones classiques (chénopodes, morelles, amarantes et renouée persicaire) sont bien gérées par les tricétones seules ou associées aux sulfonylurées à large spectre, même à des stades assez avancés (4 à 6 F).

Il faut être beaucoup plus attentif sur renouée des oiseaux, renouée liseron ou mercuriale annuelle qui sont peu ou mal contrôlées par les produits de pré-levée, lèvent tôt, se développent très rapidement, et sont difficiles à détruire à des stades avancés (supérieurs à 3 F). Dans les parcelles où ces espèces dominent la flore classique il ne faut pas hésiter à intervenir avant 2 feuilles des renouées. Le recours aux associations intégrant un bromoxynil ou une sulfonylurée anti-dicotylédone sont souvent nécessaires. Les mélanges triples sont préférables dans les situations ou la flore est plus complexe et en présence de graminées. De tels mélanges sont généralement composés :

►  d’une sulfonylurée à large spectre (nicosulfuron, foramsulfuron, thiencarbazone-méthyl) ciblant en priorité les graminées estivales mais aussi les amarantes ou la mercuriale ou de cycloxydime à spectre strictement antigraminées

►  d’une tricétone (mésotrione, sulcotrione, tembotrione) présentant un large spectre sur les dicots classiques et renforçant l’efficacité sur certaines graminées telles que la digitaire sanguine ou le panic pied de coq

►  d’un complément anti-dicot à base de bromoxynil ou de sulfonylurée (prosulfuron, thifensulfuron-méthyl ou tritosulfuron) pour renforcer l’efficacité sur les dicots les plus difficiles.

D’une façon générale on adaptera la dose des produits aux espèces dominantes et au stade des adventices les plus développées (Tableaux 1 et 2). Il est également recommandé d’avoir recours à une stratégie en double application qui permet de mieux contrôler les séquences de levées décalées d’adventices. Dans ce cas, les doses cumulées de chaque application ne pourront excéder, pour chaque produit, la dose homologuée.

Programme de lutte contre les graminées du maïs

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Programme de lutte contre les dicotylédones du maïs

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(1) La dose maxi autorisée pour Pampa Premium 6od est de 40 g/ha de substance active.
(2) Stratos Ultra ne doit être utilisé que sur des variétés de maïs naturellement tolérantes à la cycloxydime (technologie Duo-System.
(3) Laudis Wg et Videl s’utilisent avec 1l/ha d’Actirob_B et ne peuvent être mélangés avec un bromoxynil

Pour en savoir plus sur les stratégies de gestion des dicotylédones difficiles dans le maïs, cliquez sur le lien.

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