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Présence de maladies sur des feuilles de blé, pycnide de septoriose, en avril 2021 en Occitanie Messagerie Ouest Occitanie

Maladies des céréales : risque modéré en blé tendre et orge, faible en blé dur

08 avril 2021

Les maladies sont peu présentes actuellement sur céréales. Le point sur la pression dans les parcelles, avec les recommandations de stratégie fongicide en cas de risque.

L’objectif de la protection fongicide est d’éviter que les feuilles utiles au rendement soient pénalisées par le développement de rouille brune et de septoriose. Pour la rouille jaune, la nuisibilité étant très forte, il s’agit de ne pas en avoir du tout.

De manière générale, on estime que 80 % du rendement est réalisé avec les trois dernières feuilles. Il faut donc les conserver indemnes de maladies le plus longtemps possible.

Cependant, deux contraintes vont complexifier l’approche :
- les feuilles ne se déploient pas en même temps ;
- la durée de persistance d’un fongicide est d'environ 20 jours à dose d’utilisation technique.

Pour s’adapter à ces deux contraintes :
- Si la pression maladies des feuilles est faible ou la résistance variétale forte, une intervention au stade dernière feuille étalée (DFE) est suffisante. On protège en un passage les trois dernières feuilles (T2 dans la figure 1). Selon la météo, un relai 20 jours après, à la fin de persistance du produit sur les feuilles, à floraison peut être souhaitable.
- Si la pression maladies est plus forte et/ou la sensibilité des variétés faible, il faut protéger les feuilles une à une. Dans la pratique, on ne va pas traiter tous les 7 jours (mais cela reste une option possible !). On préférera donc intervenir au stade 2 nœuds, si la maladie est visible, afin de protéger entièrement la F3. L’intervention à DFE, 20 jours après environ, viendra protéger les feuilles restantes. Dans ce cas, la F2 n’est protégée qu’une semaine après son étalement (figure 2).

Figure 1 : Stades et feuilles à protéger

Figure 2 : Stratégie 2 nœuds / Dernière Feuille Etalée / floraison où les parties en rouge sont des feuilles étalées non protégées

2021 : une année à risque ?

La septoriose est présente sur feuilles basses sur toutes les variétés de blés. Sur variétés sensibles (Oregrain en blé tendre, Casteldoux en blé dur par exemple), les pycnides sont déjà visibles sur feuilles intermédiaires.

La rouille brune est encore très discrète sur blé tendre et non présente sur le blé dur.

La rouille jaune est présente sur variétés sensibles mais pas seulement. Un rond jaune dans une parcelle doit être contrôlé en blés et triticale. La rouille jaune a de nouvelles sous-races Warrior tous les ans et aucune variété n’est à l’abri d’un contournement de gènes de résistance.

La rouille naine est présente en orge de façon conséquente, notamment sur variétés sensibles et semis précoces.

Dans ce contexte, le risque maladie est globalement modéré sur blé tendre et orges, et faible sur blé dur.

Seules de nouvelles pluies et des températures douces pourront intensifier la pression septoriose, rouille brune et rouille naine, et basculer d’un risque moyen à fort.

Dans une majorité des parcelles, le traitement de protection au stade dernière feuille pointante / dernière feuille étalée en blés et sortie des barbes en orges est envisageable cette année, en particulier sur variétés résistantes aux maladies foliaires.

La persistance des produits est-elle suffisante ?

A dose d’utilisation technique à 2 nœuds, la persistance des produits est autour de 20 jours pour la rouille brune et la septoriose.

A plus forte dose, la persistance sera meilleure, autour de 25-30 jours, ce qui permet dans certaines situations de conserver une efficacité entre le stade 2 nœuds et le stade Dernière Feuille Etalée.

A l’inverse, pour un traitement entre le stade 2 nœuds et DFE, sur une maladie, jusqu’alors discrète, qui commence à s’exprimer, il est possible moduler la dose en diminuant le grammage prévu. Cela permet d’avoir une efficacité correcte sans avoir une persistance importante car il faudra allez ré-intervenir au stade DFE.

Comment évaluer la pression maladie ?

Pour rappel, le risque maladies est à évaluer en fonction du pédoclimat, de la situation agronomique et de la variété (note de sensibilité), ainsi que de la présence de symptômes sur les feuilles définitives.

Consultez le baromètre maladies en blé tendre, pour évaluer la pression dans votre secteur.

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