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symptomes de fusarioses des epis sur ble Qualité sanitaire

Maîtriser les contaminations en Don sur blé

17 mai 2013

La maîtrise de la qualité sanitaire du blé est essentielle pour accéder au marché. Le principal risque sanitaire provient des fusarioses sur épi, et plus particulièrement de Fusarium graminearum, responsable des contaminations en déoxynivalénol (Don). En cas de précédent maïs ou sorgho, il est fortement recommandé de broyer et d’enfouir les résidus.

Avec une limite maximale réglementaire fixée en alimentation humaine à 1250 µg/kg, la teneur en déoxynivalénol (Don) des lots de blé est devenue une nouvelle condition d’accès au marché. Les fusarioses des épis, et plus particulièrement Fusarium graminearum, en sont responsables. Mais quels sont les principaux facteurs de risque au champ ?

Un climat humide autour de la floraison favorise les contaminations

Le climat autour du stade floraison est le facteur prépondérant dans la contamination en Don des épis de blé. Le développement des périthèces sur les résidus, la dispersion des spores, l’infection des épis et la production de toxines sont conditionnés par des conditions d’humidité et de températures définies. Ainsi, une forte humidité lors de la floraison, stade crucial pour l’infection, favorise fortement le développement du champignon sur l’épi ainsi que la production de toxines associées.

Les précédents maïs et sorgho augmentent les risques

Les risques de contamination en DON sont nettement accrus en cas de précédent maïs ou sorgho. Dans ces situations, une gestion appropriée des résidus permet de réduire sensiblement les risques. Plus les résidus sont enfouis et/ou broyés finement, moins ils seront encore présents au mois de mai sous la culture de blé, réduisant ainsi le risque de contamination des épis par les ascospores de Fusarium graminearum.

Choisir des variétés résistantes

Le choix de variétés résistantes ou peu sensibles est un levier d’action complémentaire au levier agronomique. Chaque année, ARVALIS – Institut du végétal publie un classement de sensibilité à l’accumulation de DON des variétés de blé inscrites au catalogue (voir figure 1). En cumulant le choix de variétés résistantes, et le broyage fin et/ou l’enfouissement des résidus de récolte, les risques sont réduits au minimum. Si ces deux leviers d’action ne s’avèrent pas suffisant pour maîtriser le risque mycotoxine, un traitement fongicide anti fusarium courant floraison s’impose. Référez-vous à la grille agronomique d’évaluation du risque d’accumulation du déoxynivalénol pour déterminer si un traitement est nécessaire.

Figure 1 : Grille agronomique de risque DON sur blé tendre

Grille de risque agronomique DON

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Fractionner le traitement autour de la floraison

La technique du fractionnement du traitement autour de la floraison consiste à diviser le traitement phytosanitaire prévu à la floraison en deux applications, dans le but de mieux protéger la céréale. La première est réalisée au stade début floraison et la deuxième 8 à 10 jours après, ce qui correspond généralement à la fin de la floraison. Dans la plupart des cas, cela revient à fractionner la dose du produit en deux fois, ou d’appliquer deux produits différents chacun à demi-dose. Cette technique augmente les chances d’intervenir au bon moment. D’autre part, le deuxième passage peut être raisonné selon les conditions climatiques ultérieures. Cette stratégie présente un inconvénient en année pluvieuse ou dans les régions particulièrement ventées : il peut être difficile d’intervenir deux fois à cette période. L’un ou l’autre des traitements peut alors intervenir trop tardivement et compromettre l’efficacité de l’application.

Gérer le risque en post-récolte

Il est possible quelques jours avant la récolte de prélever des épis de blé et de réaliser des analyses rapides sur les grains afin d’évaluer avant collecte le niveau de contamination en DON. Cette analyse permet de faire un tri rapide en entrée de silo, et d’isoler les lots contaminés. En cours de stockage, le nettoyage des lots permet de diminuer les teneurs en DON. Plusieurs essais réalisés grandeur nature dans des silos de 500 t et plus ont mis en évidence une diminution des teneurs en DON sur blés de 30 à 40%. Ce résultat est à moduler en fonction du type de nettoyeur et du débit utilisé lors de l’opération.

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