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Situation climatique et humidité des grains de maïs Messagerie Centre Bassin Parisien

Maïs : une avance marquée des cultures

30 août 2018

L’offre thermique en excès depuis les semis confère à l’année 2018 un profil climatique proche de 2003. De fait, les cultures de maïs présentent aujourd’hui au moins 15 jours d’avance par rapport aux références régionales.

Des températures excédentaires

L’avance en offre climatique initiée dès le mois d’avril s’est maintenue, voire a progressé au cours de l’été. Les excès varient, en fonction des secteurs, de 105 DJ à Châteauroux (36) pour un semis du 25 avril, à près de 350 DJ pour des situations comme Villacoublay-Velizy (78) pour un semis du 5 avril. Cette avance peut être encore accrue dans les situations non irriguées où le manque d’eau provoque le dessèchement des plantes. La figure 1 montre que le profil de l’année 2018 se rapproche de celui de 2003.

De fait, les maïs sont en avance d’au moins 15 jours par rapport à une année normale, malgré l’impossibilité de semer précocement. C’est ce qui ressort des humidités mesurées ces derniers jours dans nos plateformes d’essais (tableau 3). Plusieurs situations sont déjà en dessous des 50 % d’humidité du grain, stade repère pour les dernières irrigations, alors que ces valeurs sont plus généralement observées la première décade de septembre.

Tableau 1 : Cumul de degrés-jours sur différentes stations de la région pour des semis du 5 ou du 15 avril


Tableau 2 : Cumul de degrés-jours sur différentes stations de la région pour des semis du 25 avril ou du 5 mai


Figure 1 : Écarts cumulés de sommes de températures (base 6-30) pour un semis du 15 avril pour la station d’Orléans Bricy (45)


Tableau 3 : Mesures d’humidités du grain (en %) sur différents essais de la région Centre – Val de Loire

Des cumuls de pluies souvent déficitaires

Du côté des pluies, les situations sont très hétérogènes mais les cumuls sont globalement déficitaires par rapport aux médianes historiques. Autour de la floraison des maïs, période où l’eau est la plus efficiente dans l’élaboration du nombre de grain/m² et donc du rendement, les précipitations ont été supérieures aux normales dans certains secteurs du Centre et du Puy-de-Dôme (tableau 6).

Tableau 4 : Cumul de précipitations sur différentes stations de la région pour des semis du 5 ou du 15 avril


Tableau 5 : Cumul de précipitations sur différentes stations de la région pour des semis du 25 avril ou du 5 mai


Tableau 6 : Cumul de précipitations et écart à la médiane sur différentes stations de la région pour la période entourant la floraison des maïs (25 juin au 25 juillet)

Quand arrêter l’irrigation ?

En situation irriguée, il convient de soutenir l’irrigation jusqu’au stade 50 % d’humidité du grain. Ce stade est déjà atteint ou en phase de l’être ces prochains jours (tableau 3). Il est nécessaire de suivre au plus près l’humidité du grain au champ, afin de repérer le stade 50 % d’humidité. Pour cela, l’observation des couronnes d’épi est un indicateur intéressant (figure 2).

Figure 2 : Méthode d’observation des grains de maïs pour repérer le stade H50 (50 % d’humidité du grain)

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