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Pyrale adulte en 2019 en Hauts-de-France Messagerie Hauts-de-France / Champagne-Ardenne

Maïs : surveiller de près les vols de pyrale

04 juillet 2019

Les premiers vols de pyrale ont été observés sur le terrain : il est recommandé de se préparer à mettre en place les moyens de lutte.

La pyrale du maïs est un ravageur qui se développe dans les zones de production du maïs grain et du maïs fourrage, avec une incidence sur le rendement et la qualité qui peut être forte.

Après une phase d’implantation difficile cette année (températures froides, ravageurs…), avec parfois des peuplements revus à la baisse, ARVALIS recommande toujours une vigilance accrue vis-à-vis de ce ravageur. Il est nécessaire d’observer attentivement les cultures, de se renseigner sur le déploiement potentiel du prédateur et d’organiser la lutte pour 2019.

Quel risque pour 2019 ?

La pyrale est présente dans tous les départements de notre région, à une densité de population variable (la pression est plus forte dans le sud des Hauts-de-France).

Des comptages de plantes présentant un symptôme de présence de pyrale sont réalisés à l’automne par différents partenaires pour cartographier les zones à risques pour l’année suivante. Ces cartes sont publiées dans le BSV à l’automne à l’issue des observations (cartes 1 et 2). Dans ces observations, certaines parcelles ont fait l’objet d’une lutte antipyrale et d’autres pas.

Carte 1 : Population larvaire de pyrales du maïs en veille de récolte toutes situations de contrôle confondues – Hauts-de-France – automne 2018
Nombre moyen de larves par plante et par parcelle


Carte 2 : Population larvaire de pyrales du maïs en veille de récolte toutes situations de contrôle confondues – Champagne-Ardenne – automne 2018
Nombre moyen de larves par plante et par parcelle

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

La somme des températures en base 10 depuis le 1er janvier constitue un bon indicateur de la précocité des premiers vols de pyrale, en complément des relevés de piégeages.

En Hauts-de-France

Les données bibliographiques montrent que 350°C (base 10) sont nécessaires pour avoir un début d’activité des papillons : on y est pour les 4 stations observées (figures 1 à 4). Ces indications concordent avec les observations des réseaux de piégeage, notamment le BSV Hauts-de-France pour lequel des captures de pyrales sont enregistrées dans tous les départements. Les populations piégées sont de l’ordre de quelques individus (< 5 pyrales/piège), mais cela confirme le début de vol.

Figures 1 à 4 : Evolution du cumul de températures “base 10” depuis le 1er janvier 2019 pour des stations météo régionales des Hauts-de-France

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Le comparatif des courbes permet de situer 2019 (ligne rouge pointillée) par rapport à 2018 et aux années statistiques.

En Champagne-Ardenne

Le seuil des 350°C (base 10) est également atteint pour les 4 stations observées. Ces indications concordent avec les observations des réseaux de piégeage, notamment le BSV Champagne-Ardenne pour lequel des captures de pyrales sont enregistrées dans tous les départements depuis 1 à 2 semaines. Sur 17 pièges delta relevés, 7 font état de la présence du ravageur. Les niveaux de populations captés sont encore faibles mais le piégeage permet d’affirmer que le vol a bien débuté. 17 pyrales ont été capturées sur l’ensemble des pièges suivis dans le cadre du BSV la semaine dernière.

Figures 5 à 8 : Evolution du cumul de températures “base 10” depuis le 1er janvier 2019 pour des stations météo régionales de Champagne-Ardenne

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Le comparatif des courbes permet de situer 2019 (ligne rouge pointillée) par rapport à 2018 et aux années statistiques.

Quelles solutions pour lutter contre ce ravageur ?

Les solutions sont agronomiques, biologiques et chimiques.

Le broyage des cannes et des bases de plantes juste après la récolte et le labour permettent de diminuer significativement la population de larves à l’entrée de l’hiver. Cette intervention
agronomique est nécessaire dans toutes les régions où la pyrale est présente pour freiner son développement pour les années suivantes.

En cours de campagne, le piégeage a pour but de repérer le début et le développement du vol de papillons et ainsi de positionner au mieux la lutte contre ce ravageur. Pour être efficaces, les interventions en végétation (trichogrammes et insecticides) doivent être correctement positionnées dans le temps par rapport au vol des papillons.

Au tout début du vol, la dépose de trichogrammes (lutte biologique) permet de limiter la proportion d’œufs de pyrale viables. Le trichogramme est une toute petite guêpe qui pond ses œufs dans les œufs de pyrale, stoppant ainsi leur développement. Les diffuseurs (photo 1) déposés par les agriculteurs dans les champs contiennent des œufs de trichogrammes à différents stades. La sortie échelonnée des trichogrammes adultes (photo 2) permet ainsi de mieux couvrir la période de ponte des pyrales.


Photo 1 : diffuseur de trichogrammes


Photo 2 : trichogrammes adultes

La lutte chimique vise, selon les spécialités commerciales (à base de pyréthrinoïdes ou de Coragen), les œufs ou/et les jeunes larves de pyrale avant qu’elles ne pénètrent dans la tige. Il n’existe pas de lutte curative après la pénétration de la larve dans la tige.

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