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Implantation du maïs en pays de la loire Messagerie Ouest

Implantation du maïs : faire les bons choix

26 avril 2018

De la densité de semis au type d’engrais starter, les choix effectués au moment du semis conditionnent en grande partie la réussite de la culture.

Adapter la densité de semis

La densité de plantes à la récolte est la première composante du rendement du maïs. Les conditions de culture et le choix variétal déterminent la densité de semis optimale. Celle-ci sera d’autant plus élevée que le contexte pédoclimatique est favorable, que le cycle de la culture est court et que les variétés sont précoces.

En cas de stress hydrique marqué, les densités plus élevées sont mal valorisées, mais elles ne pénalisent pas le rendement pour autant. Par contre, si le climat estival est favorable au maïs, des densités trop faibles pénalisent systématiquement le rendement. La perte est alors plus importante que l’économie de semences réalisée à l’implantation. Le choix de la densité se fera donc en fonction de la probabilité de déficit hydrique.

Tableau 1 : Densités de culture recommandées (nombre de plantes à l’hectare à la récolte) en maïs fourrage, selon le potentiel attendu

Quelques chiffres-clés
► Densités en maïs grain = -5 000 plantes/ha par rapport au maïs fourrage
► Pertes estimées entre semis et récolte : de mois de 5 % à plus de 10 %, selon les situations (qualité du lit de semences, conditions climatiques, dégâts de ravageurs, désherbage mécanique,…)

Profondeur de semis : viser 4-5 cm

Afin de garantir une levée rapide et homogène, la semence doit être positionnée dans la terre fine, au contact de l’humidité et dans des conditions d’aération suffisante. Dans les sols de limons, des mottes en surfaces limiteront les risques de battance.

Le semis doit être suffisamment profond (≥ 4 à 5 cm) pour limiter les dégâts de gel, d’oiseaux ou de desséchement du sol. Il ne doit pas être trop profond (au-delà de 6-7 cm) pour limiter l’épuisement des réserves de la graine, réduire la durée de levée et l’exposition aux ravageurs du sol.
Par un bon réglage de la profondeur et une vitesse de semis raisonnable, on obtiendra un enterrage régulier des graines, propice à une levée synchrone, ce qui est un objectif important.

Une vitesse de semis sans excès

Pour garantir un semis homogène, il est classiquement recommandé de ne pas dépasser 7-8 km/h avec un semoir conventionnel, en bonnes conditions. En conditions plus difficiles, la vitesse sera réduite, à 5 km/h. Disponibles depuis quelques années, de nouveaux semoirs permettent de semer plus vite grâce à des dispositifs qui limitent le pianotement des éléments semeurs et réduisent ces conséquences négatives (irrégularités de répartition et surtout irrégularité de profondeur des graines). En conditions optimales, ces semoirs autorisent de bonnes performances à des vitesses élevées (jusqu’à 15 km/h). Mais quand les conditions sont difficiles (mottes, cailloux…), mieux vaut ne pas dépasser les 10-11 km/h.

Tableau 2 : Vitesses de semis permises selon le type de semoir et les conditions de sol
 

Bien positionner l’engrais starter

En cas d’utilisation d’engrais starter, c’est l’élément phosphore qui , quand il est localisé à proximité de la plante, apporte un supplément de vigueur au départ et un gain de précocité (floraison et récolte). Deux types de produits peuvent être utilisés : un engrais classique, type 18-46, ou des microgranulés.

L’engrais starter classique, type 18-46, est distribué par le système de fertiliseur du semoir. On cherche à placer l’engrais suffisamment près de la graine pour que les premières racines y trouvent facilement le phosphore, mais pas trop près pour éviter l’absorption trop importante d’azote sous forme ammoniacale (risque d’intoxication de la plantule). En pratique, on vise 5 cm sur le côté et 5 cm en dessous de la ligne de semis.
Le microgranulé starter est réparti par le distributeur de microgranulés insecticide. Dans ce cas l’engrais est localisé dans la raie de semis, à côté de la semence.

Figure 1 : Positionnement d’un engrais starter en comparaison avec un produit micro-granulé starter

Compte-tenu de leur composition et leur dose d’utilisation, les microgranulés starter apportent une dose faible de phosphore, de l’ordre de 10 unités/ha P2O5. Quand le sol est déjà bien pourvu en phosphore, ce qui est le cas de la majorité des parcelles dans les exploitations de polyculture élevage, cette faible dose est suffisante pour obtenir un gain de vigueur au départ et un gain de précocité. Dans ces mêmes conditions de sol bien pourvu, un effet starter identique peut être obtenu avec 25 unités de P2O5 apportées sous forme d’engrais starter type 18-46 ou sous forme de super 45. Le coût par hectare est alors proche de 25-27 €/ha, soit moitié moins qu’avec un microgranulé starter.

Dans les sols moins bien pourvus en phosphore, une dose de 50 unités de P2O5 peut être nécessaire pour obtenir un réel effet starter.

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