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Bilan maïs grain 2017 - Grains de maïs entiers en gros plan Campagne 2017

Un rendement moyen national proche de 103 q/ha en maïs grain

22 novembre 2017

Malgré un hiver sec et des températures extrêmes au printemps, les maïs ont profité des pluies faibles mais assez bien réparties de l’été pour atteindre un rendement moyen en grain estimé à plus de 103 q/ha à l’échelle du territoire. Retour sur les faits marquants de la campagne.

Ce rendement moyen, en hausse de 15 % par rapport à l’an passé et de 9 % par rapport à la moyenne quinquennale, cache bien entendu des disparités : certaines régions obtiennent des rendements historiquement hauts à plus de 110 quintaux par hectare comme en Alsace, en Aquitaine, en Midi-Pyrénées et en Champagne-Ardenne. D’autres sont dans la moyenne comme en Poitou-Charentes ou en Rhône-Alpes.


Figure 1 : Rendements 2017 en maïs grain (estimations octobre 2017)

Une production française en hausse de 12 %

Malgré une sole de maïs grain en baisse de 5 %, estimée par ARVALIS à 1,35 million d’hectares, les excellents rendements conduisent à une hausse de 12 % de la production française en 2017, soit 13,9 millions de tonnes, contre 12,3 millions de tonnes en 2016.

La campagne a été marquée par des semis précoces mi-avril et des floraisons en avance de 5 à 15 jours. Cette avance, qui s’est maintenue jusqu’à la maturité, a permis de laisser sécher les maïs sur pied et de récolter avec des taux d’humidité des grains plus faibles de 4 à 5 points par rapport à la normale.

Retour sur les faits marquants de la campagne

Les semis ont débuté fin mars. Dès mi-avril, plus de 55 % des surfaces étaient semées (contre 10 % en 2016). Les dessèchements de sols en surface, qui se sont accentués au fil des jours, ont causé quelques hétérogénéités de levée et des échecs de désherbage.

Les températures froides de la fin avril ont bloqué les plantes qui ont été davantage exposées aux dégâts de corbeaux, d’oscinies et de géomyzes, notamment au nord de la Loire. Si certaines situations ont conduit à des resemis, les cultures ont pu repartir sans conséquences dans la plupart des cas.

Les pluies de début mai et la remontée des températures ont assuré les dernières levées et relancé le développement des cultures. Les températures très élevées du 20 mai au 25 juin ont eu un effet d’accélérateur sur la vitesse d’enchainement des stades et la croissance et les maïs sont entrés en floraison avec 5 à 15 jours d’avance.

Dans les sols profonds, les déficits hydriques ont commencé à affecter la croissance vers le 20 juin. En revanche, en sols superficiels, les irrigations ont dû débuter dès le début du mois de juin. Quand les besoins en eau ont pu être couverts, les maïs ont présenté de bons états de croissance. Mais des restrictions précoces ont été prises par arrêtés préfectoraux de pompage en rivières et en nappes. Les pluies estivales ainsi que les orages ont constitué une réelle aubaine pour les cultures.

Les conditions climatiques ont favorisé le développement des insectes foreurs et en particulier celui de la pyrale. Les dégâts ont été importants y compris sur des régions comme la Bretagne, la Normandie ainsi que le Nord et la Picardie.

L’avance du cycle de développement s’est légèrement réduite avec les températures plus fraîches depuis le 21 juillet et les stades de maturité sont arrivés avec 5 à 20 jours d’avance. En maïs grain, cette avance a permis de récolter à des teneurs en eau du grain plus faibles et ainsi limiter les frais de séchage.

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1 commentaires 24 novembre 2017 par GONTHIER

Belle récolte les cours seront bas

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