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Miniature épi de maïs à maturité Post-inscription

Maïs grain : tous les résultats des essais variétés 2017

14 décembre 2017

Les résultats des variétés de maïs grain expérimentées dans le réseau de post-inscription (1) en 2017 sur l'ensemble des critères évalués sont disponibles par région et par groupe de précocité. Ils sont complétés par les performances moyennes des variétés étudiées de 2014 à 2017 par ARVALIS, le GEVES, l’UFS et plusieurs coopératives, négoces et chambres d’Agriculture qui ont participé entre 2009 et 2017 au cursus d’évaluation des variétés de maïs.

Destinées à l’aide au choix de variétés pour la prochaine campagne, ces synthèses rassemblent les informations disponibles et fiables sur tous les critères de comparaison des variétés, avec des données sur :
• les caractères les plus décisionnels, tels que la précocité à la récolte, les rendements et leurs régularités, ainsi que la tenue de tige.
• des caractères « informatifs » qui, selon les régions et les parcelles, ont plus ou moins d’importance en fonction des facteurs limitants, tels que la vigueur au départ, la précocité à la floraison, la sensibilité à l’helminthosporiose et aux fusarioses des épis, ainsi que la solidité des bas de tiges (tiges creuses).

Les caractères à expression plus aléatoire au champ, tels que la verse ou les symptômes de maladies, ne sont pas renseignés lorsque le nombre de données et d’essais fiables n’est pas suffisant pour qualifier les variétés.

Les rendements, calculés à l’humidité de référence sont exprimés en % de la moyenne des variétés expérimentées en 2017. Les valeurs faibles des indicateurs ET (écart type) des rendements 2017 signifient une bonne régularité des résultats entre essais.

La mise en page des résultats avec des codes couleur permet d’identifier rapidement les points les plus forts et plus faibles des variétés.


Téléchargez les résultats de votre région…
(en cliquant sur la carte)

Tenir compte de la précocité des variétés

La précocité reste un critère de choix important. En 2017, les écarts de teneurs en eau du grain sont minimisés du fait de récoltes à très faibles humidités du grain et d’un bilan favorable en sommes de températures qui a permis aux variétés les plus tardives de chaque série de s’exprimer.

Ces dernières années, les faibles teneurs en eau du grain à la récolte intègrent, au-delà des effets de durée de cycle (la période d’élaboration du rendement), des différences de vitesses de dessiccation des grains entre les variétés. Une variété plus tardive obtient en général un rendement supérieur de 0,5 à 2,5 q/ha par point de tardiveté, un avantage contrebalancé toutefois par le surcoût de séchage dont le poids économique varie selon les humidités à la récolte. Les variétés à durée de cycle et floraison plus tardives apportent des gains de rendement lorsque les dates de semis et les températures de l’année permettent de les valoriser. En situations plus limitantes en températures ou en eau durant la croissance des grains, les variétés plus précoces à la floraison s’expriment proportionnellement mieux par effet d’évitement lorsque les stress surviennent tardivement en période de remplissage des grains.

Dans la majorité des cas, à périodes aléatoires de déficits hydriques, les précocités qui permettent d’atteindre 32 % d’humidité du grain fin septembre à début octobre sont les plus raisonnables. La minimisation des frais de séchage conduit à s’intéresser à l’aptitude à la dessiccation : en groupe précoce G1 et demi-précoce G2, des inversions de classement des variétés à composante dentée sont possibles.

Le choix de la précocité apporte aussi de la souplesse dans les dates de récolte, la gestion des résidus, l’implantation de la culture d’hiver suivante et la maîtrise de la qualité sanitaire de la collecte.

Privilégier les compromis « productivité - régularité x précocité x tenue de tige »

La tenue de tige reste un critère important comme l’a rappelé 2017 avec de violents coups de vent localisés fin juin dans le Sud-Ouest. La qualité des tiges en fin de cycle, appréciées par des symptômes à la récolte de tiges creuses d’origine physiologique et pathologique est une information complémentaire sur l’état de l’appareil végétatif à la maturité, même si elle n’est pas prédictive des différents types de sensibilité à la verse.

Les variétés sensibles à l’helminthosporiose et la fusariose des épis (F. graminearum) sont à éviter dans les situations à risque (parcelles avec des résidus de maïs en surface, fin de cycle tardive du fait de variétés trop tardives et de semis tardifs). Toutefois, les références sur les nouvelles variétés ne sont pas toutes disponibles faute d’infections significatives dans les essais ces dernières années.

Quant aux rendements, la pertinence de ce critère de choix est évidente, même si elle est à relativiser par les autres caractères à compromis. Les écarts de comportement des variétés expérimentées entre essais, années et régions ne sont pas toujours faciles à expliquer. En 2017, ont été constatés des effets de densités de culture des variétés, liées à des qualités hétérogènes de lots de semences qui ont pâti de débuts de cycle parfois difficiles, des effets de la verse et des stress thermiques et hydriques de début de cycle, notamment dans le Centre-Est et l’Est. Les résultats des essais obtenus dans les situations touchées par des manques d’eau au cours des dernières années ne permettent pas de distinguer de façon nette des variétés du fait de la diversité des scénarios de sécheresse entre années, mais aussi d’un progrès génétique global des variétés sur leur aptitude à maintenir du rendement sous l’effet de contraintes hydriques.

La régularité des résultats qui s’apprécie à l’aide des références des années antérieures et d’un indicateur de variabilité entre les essais de l’année (ET) est à prendre en compte. La comparaison des résultats entre régions est aussi très utile en complément des synthèses pluriannuelles (2) qui reposent sur des ajustements statistiques sur l’ensemble des données disponibles à ARVALIS et au GEVES sur la période 2009-2017. Dans tous les cas, le choix de variétés récentes qui se sont bien comportées au cours d’un cursus de 2 années en post-inscription, gage d’un minimum de performance et de régularité, est recommandé pour capitaliser le progrès génétique en compétitivité.


(1) : Les essais du réseau de Post-Inscription sont réalisés par ARVALIS - Institut du végétal, tous les établissements de semences de maïs de l’UFS et de nombreux partenaires que sont des coopératives, négoces et chambres d’Agriculture.
(2) Les moyennes ajustées ont été calculées avec un modèle linéaire mixte approprié à l’analyse de tableaux de données incomplètes. La méthode d’estimation utilisée est REML et la mise en œuvre a été réalisée dans le logiciel « R ». Le facteur « variétés » est considéré comme un facteur à « effets fixes », alors que les effets « années » et « essais » sont pris en compte en tant que facteurs à « effets aléatoires ».

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