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Maïs fourrage à maturité avant récolte 2018 dans le Nord Messagerie Nord

Maïs fourrage : faire le diagnostic de la situation

02 août 2018

Compte tenu de l’offre climatique des dernières semaines : températures élevées et déficit de pluviométrie, faisons le point sur la conduite à tenir concernant la définition de la date de récolte des maïs fourrage.

La figure 1 présente une prévision de stade pour un maïs fourrage avec l’outil TAMEO. Dans cet exemple, la variété Figaro semée le 16 avril à Vitry-le-François (51) sera au stade optimal de récolte au 4 août (précision +/- 5 jours). Cela confirme les éléments publiés dans la dernière messagerie (prévision des dates de récolte - voir sur le même sujet)

Figure 1 : Prévision de stade pour un maïs fourrage avec l’outil TAMEO : Variété Figaro semé le 16 avril à Vitry-le-François (51). Prévision de date de récolte le 4 août (précision +/- 5 jours)

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Pour établir un bon diagnostic, il est conseillé de rentrer dans la parcelle pour observer les plantes. Si la parcelle est hétérogène, la parcourir pour se faire une idée générale.

Que faut-il observer ?

Les observations se porteront sur l’état de l’appareil végétatif et plus particulièrement la couleur des feuilles du haut de la plante, de la feuille de l’épi et des feuilles du bas de la plante.

Pour les maïs les plus précoces (avec une floraison de début juillet), on peut ouvrir les spathes pour se faire une idée du nombre de grains par épi (voir méthodologie décrite plus loin).

Pour les floraisons de 2ème et 3ème décades de juillet, le SLAG (stade limite d’avortement des grains) n’est pas dépassé. Il est trop tôt pour compter ce nombre de grains/épi ; il est encore difficile de différencier les grains viables qui pourront se remplir des grains fécondés mais qui pourraient encore avorter jusqu’au SLAG.

En conditions de fortes températures et de pluviométrie limitée, le cumul de température n’est pas le seul indicateur de l’évolution de la maturité des plantes. C’est pourquoi il est important de regarder le remplissage des grains et l’état de l’appareil végétatif.

Plusieurs situations possibles

Situation n°1

Les plantes comportent des feuilles vertes au-dessus de l’épi, au niveau de l’épi et sous l’épi : il convient d’attendre en suivant le remplissage des grains et on prend la décision d’ensiler en fonction de la grille d’appréciation du taux de matière sèche plante entière par l’observation des grains (figure 2)

Figure 2 : Grille d’appréciation du taux de matière sèche plante entière par l’observation des grains

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Néanmoins, les feuilles de ces maïs peuvent s’enrouler sur elles-mêmes (dites en forme de baïonnette, photo 1). Il s’agit d’une réaction naturelle de la plante pour économiser l’eau par fermeture des stomates. La plante limite son évapotranspiration et son fonctionnement est ralenti.

Photo 1 : Parcelle de maïs en situation de stress hydrique à Gomiécourt (62) le 27/07/2018


Situation n°2

Les plantes comportent des feuilles vertes au-dessus de l’épi mais sèches en dessous de l’épi. Tant qu’il reste des feuilles vertes sur le haut de la plante, celle-ci pourra, en cas de retour de pluie, reprendre son fonctionnement normal et produira à nouveau, par photosynthèse, des sucres qui serviront à remplir les grains.

Pour prendre la décision d’ensiler ou non, il est essentiel de définir le stade des grains, pour cela il faut ouvrir les épis et observer le remplissage des grains par les 3 amidons laiteux, pâteux et vitreux (Figure 3 )


Figure 3 : Observer la ligne de remplissage des grains sur une couronne centrale

Ensuite, il faut définir le nombre de grains/m² :
- Se mettre dans un endroit représentatif de la parcelle. Vérifier l’écartement entre les rangs de maïs.
- Compterle nombre d’épis/m² sur au moins 3 fois 10m linéaires. Un épi contient au moins 70 grains.
- Compterle nombre de grains/épi (= nombre de rangs x nombre de grains par rang) sur au moins 3 fois 20 épis successifs.
- Calculer le nombre de grains/m² : nombre épis/m² x nombre grains/épi.

A titre d’exemple, ci-dessous une photo de 2015 présentant une situation impactée par la sécheresse estivale.

Photo 2 : estimation de 2040 grains/m², malgré de nombreux défauts de fécondation (6ème épi en partant de la gauche !) et d’avortement.


Pour les maïs qui n’ont pas encore atteint le SLAG, il convient d’attendre au moins 3 semaines après la floraison pour faire ce comptage.

Une fois le stade et le nombre de grains définis, reportez-vous aux tableaux correspondants ci-dessous pour connaître la conduite à tenir.




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Situation n°3

Les maïs ne comportent plus de feuilles vertes. Avec ou sans grains, il n’y a rien à attendre de plus de la culture. La récolte doit être immédiate mais les conditions de réussite de l’ensilage ne sont pas réunies. Privilégiez une consommation en vert si cela est possible.

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