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Les territoires du maïs fourrage en France

Maïs fourrage et excellence laitière vont de pair

05 octobre 2011

Les surfaces de maïs fourrage sont stables depuis plusieurs années, et cette culture est présente dans la majorité des régions françaises. Etant  la  base de l’alimentation hivernale des troupeaux laitiers, sa présence est fortement liée à la production laitière. La possibilité de récolter le maïs soit en grain soit en fourrage permet aux éleveurs une adaptabilité et une réactivité permettant de gérer au mieux leurs  besoins en stocks fourragers. Cette particularité fait du maïs fourrage une garantie pour les systèmes fourragers.

Le maïs fourrage est présent dans toutes les régions françaises, à part l’extrême Sud-est. La Bretagne, les Pays-de-la-Loire et la Basse-Normandie regroupent aujourd’hui 55 % des surfaces. Il est très significativement présent dans le Nord-Ouest, en Lorraine, en Poitou-Charentes, en Midi-Pyrénées, en Aquitaine et en Rhône-Alpes.
Malgré une baisse du nombre d’élevages laitiers (-30 % en 10 ans) et du cheptel laitier (-12 % en 10 ans), les surfaces de maïs fourrage restent relativement stables, soutenues par une augmentation de la productivité par vache laitière (+10 % en 10 ans) et par l’augmentation de la taille des troupeaux.

Le maïs a comme atout de pouvoir être récolté, sous réserve de cumul de températures suffisant, soit en plante entière, soit en grain stocké humide (broyé ensilé ou entier inerté) soit en grain destiné à être séché pour être conservé ou commercialisé. Cette polyvalence donne au maïsculteur-éleveur la maîtrise de la destination de la culture. Il peut faire son choix au moment de la récolte.

En année difficile à rendement limité, des surfaces initialement prévues pour le grain peuvent être récoltées en fourrage (2003, 2009, 2010). Cela peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’hectares au niveau national. L’année suivante, les surfaces semées sont généralement à la hausse pour reconstituer des stocks. Inversement, les années favorables, les éleveurs confortent leur stock (2011) ou même récoltent en grain une partie des surfaces initialement prévues en récolte fourrage (près de 80 000 ha en 2007). Ainsi, les éleveurs adaptent les surfaces semées et récoltées à leurs besoins de stocks fourragers.

La présence de maïs fourrage est très liée à la production laitière (cartes n° 2 et 3). Mais sa place n’est pas identique dans tous les systèmes fourragers.

Près de 45 % de la production laitière nationale est réalisée dans les zones de cultures fourragères de l’Ouest et les Piémonts. Dans les exploitations laitières de ces régions, la SFP représente 70 à 85 % de la SAU, et le maïs fourrage représente 20 à 50 % de la SFP. La production laitière y est intensive (1,4 à 1,7 UGB/ha de SFP (Surface Fourragère Principale), 5 000 à 9 000 litres de lait/ha de SFP). Le maïs fourrage constitue l’essentiel des stocks fourragers alors que la prairie est essentiellement pâturée. La part de maïs fourrage y est stable depuis plus de 15 ans, consolidée par l’obtention de bons rendements réguliers (sauf en zones plus séchantes).

Plus de 20 % de la production laitière nationale provient des zones mixtes de cultures et d’élevage. Les exploitations concernées combinent production céréalière et production laitière. Les cultures représentent 50 à 65 % de la SAU. Le maïs fourrage occupe 30 à 50 % de la SFP, et représente la majeure partie de l’alimentation des vaches laitières. La production laitière varie de 6 000 à 10 000 litres/ha de SFP, selon le niveau de chargement (1,6 à 1,9 UGB/ha de SFP).

Dans les zones herbagères du Nord-Ouest et de l’Est (près de 20 % de la production laitière nationale), le maïs fourrage représente de 0 à 20 % de la SFP et est valorisé par les vaches laitières, alors que les génisses et les bovins viande valorisent les abondantes surfaces en herbe.
Enfin, les zones de relief du pays fournissent 15 % de la production laitière nationale, à partir de systèmes fourragers basés sur les prairies permanentes, avec moins de 5 % de maïs dans la SFP.


Carte n°2 : Production laitière par hectare de Surface Fourragère Principale (en l/ha) Carte n°3 : Part de maïs fourrage dans
la Surface fourragère Principale (en %)

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