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Prévisions de récolte des ensilages Messagerie Centre / Ile-de-France / Auvergne / Bourgogne

Maïs fourrage : début des récoltes en cours

27 août 2020

Retrouvez les dates prévisionnelles de récolte du maïs fourrage pour différentes situations de l’Ile-de-France au sud du Bassin Parisien.

Ces dates ont été établies sur la base de la météo réelle jusqu’au 24 août et prévisionnelle jusqu’au 2 septembre, pour différentes dates de floraison femelle intervenue entre début juillet et fin août pour certaines stations.

La majorité des parcelles a atteint la floraison à la mi-juillet. Leurs dates de maturité ensilage (à 32 % de matière sèche) se situent majoritairement sur la dernière semaine d’août. Les parcelles à floraison plus tardive (fin juillet) atteindront la maturité ensilage entre début et mi-septembre, en fonction de leur précocité.

Prévision des dates de récolte pour 4 stations météo de la région Centre







Prévision des dates de récolte pour 2 stations météo de la région Ile-de-France



Prévision des dates de récolte pour 3 stations météo de la région Auvergne





Prévision des dates de récolte pour 2 stations météo de la région Bourgogne



Prévision des dates de récolte pour la région Limousin

Comment évaluer la maturité de son maïs fourrage au champ ?

Ces dates prévisionnelles globales et théoriques doivent bien sûr être complétées par une évaluation au champ de la maturité du maïs fourrage. L’observation des grains au champ demeure une bonne méthode pour estimer la date de récolte du maïs fourrage (figure 1). Plus d’un mois après la floraison, l’observation de la couronne centrale des grains des épis permet d’estimer le taux de matière sèche de la culture. L'observation porte sur la répartition des trois amidons - laiteux, pâteux, vitreux - dans le grain. Une répartition en trois tiers correspond à la période optimale de récolte (l’humidité du grain est alors d’environ 50 %, ce qui correspond à une teneur de 32 % de MS de la plante entière pour un maïs en bon état végétatif).

En pratique, prélever plusieurs épis consécutifs à différents endroits de la parcelle, les casser en deux et observer la répartition des différents types d’amidon pour estimer le taux de MS plante entière.

Pour anticiper, on observe l’apparition et la progression de la lentille vitreuse.

Figure 1 : Grille d’estimation de la maturité ensilage à partir de l’observation des grains au champ

Les points clés pour réussir son silo

La réussite du silo n’a qu’un seul objectif : assurer une bonne conservation du fourrage. Cela passe par un bon tassement et Une bonne finesse de broyage et un bon réglage et/ou entretien de l’ensileuse.

La majorité des échecs de conservation des ensilages est due à un défaut de tassement lors de la confection du silo. C’est un point essentiel de réussite, d’autant plus difficile à maîtriser que le produit à ensiler (et plus particulièrement la partie tige + feuilles) est sec.

Pour faciliter la conservation, le hachage doit être fin. En pratique il faut viser de 8 à 10 mm « rendu auge ». Mais pour prendre en compte l’effet mécanique des outils de distribution, on ajoutera entre 3 et 5 mm de longueur pour le fourrage « sortie goulotte » de l’ensileuse. Plus la partie tige + feuilles sera sèche plus le broyage devra être fin. Viser à l’auge 10 % de particule moyenne : tamis à mailles de 1 cm.

En conditions de plantes desséchées, on améliore le tassement en accentuant la finesse de hachage

Plus le maïs est récolté vert et humide, moins le silo tassé conserve de porosité, et plus vite le peu d’oxygène retenu dans le silo est consommé par la respiration du végétal ou l’activité microbienne. On estime qu’à 30 % de MS, on enferme environ 1 litre d’air par kg de matière sèche. En 3-4 heures, il n’y a plus d’oxygène dans le silo : les levures et moisissures n’ont pas le temps de se multiplier. Les bonnes fermentations, celles qui transforment les sucres de la plante en acide lactique (et qui abaissent le pH et conservent l’ensilage), se déroulent sans délai.

En revanche, quand le maïs-fourrage est plus sec, chaque mètre cube du silo est plus difficile à tasser. Le hachage fin est utile pour augmenter la densité de matière sèche. Dans chaque mètre cube, il y a moins d’eau et donc plus d’air. L’air enfermé dans le silo représente 2 à 4 litres par kg de matière sèche. Les cellules encore vivantes du maïs fourrage sont moins actives : il faut donc beaucoup plus de temps pour épuiser l’oxygène enfermé (3 à 5 jours). Pendant ce délai, les bonnes fermentations lactiques ne démarrent pas, mais les levures et moisissures se multiplient. Si le silo est bien hermétique, leurs activités s’orientent vers une vie ralentie et cessent d’échauffer le silo. Mais plus tard, en présence d’air (trou dans la bâche, front d’attaque) les dégradations reprennent de plus belle. C’est la principale cause de pertes de matières sèches lors de la conservation du maïs fourrage.

Prévoir la vitesse d’avancement du front d’attaque du silo à l’ouverture

Dans le silo de maïs fourrage, les pertes interviennent surtout au front d’attaque, pendant l’utilisation de l’ensilage. Une des conditions à respecter pour éviter les échauffements consiste à avancer le front du silo plus vite que la reprise des fermentations.

On retient généralement les valeurs suivantes d’avancement du front d’attaque : au minimum 10 cm d’avancée par jour en hiver et 20 cm par jour en « été », ce qui correspond à 3 m par mois d’hiver et 6 m par mois d’été.

La largeur et la hauteur des silos doivent donc être adaptées à la taille des troupeaux, à la part de maïs dans la ration et à la saison d’utilisation.

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