En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Grêle sur maïs en juin 2019 en Rhône Alpes Messagerie Rhône-Alpes

Maïs : faut-il re-semer après la grêle ?

20 juin 2019

Les averses de grêle ont été particulièrement intenses dans le nord de la Drôme et la vallée de l’Isère. Pour les parcelles de maïs, trois situations se distinguent, pour lesquelles il faut adapter la conduite de culture.

Selon les dates de semis, les stades des maïs oscillent actuellement entre 8 et 15 feuilles : cela correspond environ à 50 % du feuillage émis. A ce stade, l’épi est en cours de formation dans la gaine. La plante crée les ovules qui seront fécondées à la floraison.

En fonction du stade du maïs lors de l’épisode de grêle et de l’intensité de l’orage, les pertes de potentiel son variables (tableau 1).

Tableau 1 : estimation des pertes liées à la grêle (en % du potentiel de rendement) en fonction du stade de la culture et des dégâts observés.

Tableau 2 : Différentes situations actuellement possibles pour les maïs

Crédit photos : Dominique DESPESSE – Genissieux et Chatillon St Jean (26), le 17/06/2019

Quelle que soit la situation, des pertes de rendement seront constatées, mais toutes ne justifient pas un re-semis.

• Lorsque les feuilles sont seulement lacérées (situation 1), les plantes vont repartir et le coût du re-semis sera supérieur à ce que l’on peut gagner en rendement en re-semant.

• Lorsque le feuillage est détruit et que des pieds ont disparu (situation 2), l’incidence sur le rendement est plus grande. Les plantes vont quand même repartir. Mais certaines ne vont pas développer d’épis et risquent de taller.

• Dans les situations les plus touchées, où il ne reste que quelques « cigares » au sol avec de grosses pertes de densités (situation 3), il semble peu probable que les plantes puissent produire un épi sur l’ancienne tige. Quelques talles pourront se développer mais seulement sur les plantes les plus vigoureuses.

Pour les deux dernières situations, dans le cadre de la production de maïs à destination grain, un re-semis est justifié. Il n’est pas encore trop tard pour semer, mais il faudra quand même espérer quelques orages durant l’été pour accompagner l’irrigation.

Pour le maïs ensilage, il faut avoir en tête qu’un maïs sans épi à la même valeur énergétique qu’un ray-grass. Il est juste très chargé en sucres solubles. Il est donc possible d’ensiler les repousses, même dans les cas les plus touchés, mais il faudra compléter la ration en conséquence.

En cas de re-semis, choisir la bonne précocité

Voici deux analyses climatiques fréquentielle pour estimer le groupe de précocité à choisir, afin d’arriver à 32 % d’humidité du grain ou 32 % de matière sèche plante entière à la récolte.

Attention, il faut également prendre en compte les premières gelées hivernales, afin d’assurer l’arrivée à maturité.

Les groupes de précocité sont présentés par des couleurs.

Analyse climatique 1 : Poste météo de Romans sur Isère (26)

ANALYSE CLIMATIQUE 2 : Poste météo de Chatte (38)

Comment re-semer ?

Il faut s’arranger pour détruire les repousses qui vont gêner le développement des plantes plus jeunes. Un travail du sol sur 5-10 cm de profondeur devrait suffire.

Si les parcelles ont été désherbées, il n’y a pas de risque de phytotoxicité vis-à-vis du nouveau semis. Par contre, il faudra certainement prévoir un programme de désherbage léger en fonction de ce qui repoussera.

Si les parcelles ont été fertilisées, inutile de ramener de l’azote sur le re-semis.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10