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Première étape pour gérer la JNO sur céréales : surveiller la présence de pucerons

29 octobre 2020

Les conditions actuelles sont plutôt favorables aux pucerons vecteurs de la jaunisse nanisante de l'orge (JNO). Il faut donc, dès à présent, observer leur présence pour évaluer le risque réel dans les parcelles en cours de levée, stade de début de sensibilité des plantes à ces ravageurs.

La lutte directe contre les pucerons à l’automne vecteurs de la Jaunisse Nanisante de l’Orge (JNO) est relativement pointue. L’observation des pucerons, le positionnement de l’insecticide et la combinaison avec des leviers agronomiques et génétiques sont les clés de réussite de la lutte contre cette virose.

Les déplacements des pucerons ailés des plantes réservoirs vers les parcelles de jeunes céréales sont accentués par un temps chaud et sec. Des températures moyennes supérieures à 12°C à l’automne sont favorables aux vols de ces ailés qui vont introduire le virus de la JNO dans la parcelle et la coloniser. La pluie peut freiner ou retarder ces vols : les observations de pucerons ailés dans les essais de 2020 ont montré une nette réduction de l’activité de vol en présence des fortes pluies automnales.

Graphique n°1 : températures moyennes journalières en octobre 2020 au Magneraud

Des conditions favorables aux vols des ailés

Malgré l’épisode pluvieux du début de semaine, les conditions climatiques très douces depuis le 20 octobre doivent interpeler sur le niveau de risque vis-à-vis des vols de pucerons. De plus, les observations réalisées dans les « plantes réservoirs » comme les couverts de graminées, les repousses de céréales (dans les colzas ou autres) ou les parcelles de maïs, confirment la présence régulière de pucerons depuis le mois de septembre. Certaines analyses indiquent également un pouvoir virulifère important des populations.

Compte tenu du climat actuel et des niveaux potentiels de réservoir, les conditions sont plutôt favorables au pucerons et au vol des ailés. Il faut donc dès à présent observer les pucerons pour évaluer le risque réel dans les parcelles !

Comment observer les pucerons pour évaluer le risque ?

Sur jeune plante, les pucerons sont assez facilement visibles sur les feuilles à condition de respecter quelques règles pour l’observation :
? Privilégier les zones à risque de vos parcelles : proches des haies ou de réservoirs potentiels tels que des bandes enherbées, jachères, maïs…
Comment ? Rechercher la présence de pucerons sur des séries de 10 plantes (plusieurs lignes de semis).
Quand ? Privilégier si possible les conditions ensoleillées, durant les heures les plus chaudes de la journée (fin de matinée et début d’après-midi). Tôt le matin ou en conditions froides et pluvieuses, les pucerons sont beaucoup plus difficiles à voir car ils sont souvent positionnés à l’insertion des feuilles ou au pied des plantules

Deux points de vigilance

Si les conditions d’observation sont défavorables, l’absence de puceron ne signifie pas qu’il n’y en a pas ! Il faudra revenir sur les parcelles à des créneaux plus propices à l’observation.

Sur les plantes tallées : l’observation demande une attention particulière compte tenu du développement des plantes et des conditions climatiques généralement peu favorables. Il s’agit alors de bien inspecter le bas des plantes, notamment d’écarter les feuilles, pour dépister au mieux les pucerons.

Photo : les pucerons sont parfois difficiles à détecter dans les parcelles, rechercher au bas des plantes et tenir compte des conditions météo lors de l’observation pour ajuster le risque.

Pour en savoir plus, consultez l’article « Comment observer les pucerons sur les plantes pour évaluer le risque au jour le jour ».

Rappel des recommandations

Il est recommandé d’intervenir dès que 10 % des plantes sont porteuses de pucerons ou quand la présence de puceron(s) est observée dans la parcelle pendant plus de 10 jours.

Ces recommandations ont été établies sur les premiers stades de la culture, depuis la levée jusqu’à début tallage. Mais la présence de pucerons reste potentiellement nuisible pendant toute la phase de tallage, stade à partir duquel les observations deviennent plus compliquées. La surveillance ne s’arrête donc pas à la mi-novembre ! Si les conditions continuent d’être favorables à la présence de pucerons et si la présence d’individus est confirmée en fin d’automne, une lutte insecticide tardive peut être envisagée afin de pallier l’absence de gels significatifs.

Pour en savoir plus, consultez l’article « Lutte insecticide contre les pucerons : mieux vaut tard que jamais ».

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