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Pucerons et risque JNO Messagerie Champagne-Ardenne

Lutte contre les pucerons : vigilance sur orge de printemps, patience sur blé

30 avril 2020

Les pucerons sont actuellement présents en nombre dans les céréales à paille. Le risque de transmission de la JNO est bien réel sur les orges de printemps encore en cours de tallage. Pour les blés, le risque JNO est dépassé et il faut encore attendre un peu avant de suivre les pucerons sur épis.

Dans tous les cas, il convient d’observer attentivement les parcelles et de respecter les seuils d’intervention.

Orge de printemps : risque JNO jusqu’au stade fin tallage

L’orge de printemps est une culture particulièrement sensible à la jaunisse nanisante de l’orge (JNO). Cette maladie, pouvant occasionner des pertes de rendement significatives, n’est cependant transmise par les pucerons que jusqu’au stade fin tallage. Comme à l’automne, le seuil d’intervention est de 10 % de plantes porteuses d’au moins 1 puceron, ou plus de 10 jours consécutifs avec présence de pucerons dans la parcelle (avec une fréquence inférieure à 10 %).

L’observation doit se réaliser dans de bonnes conditions : de préférence aux heures les plus chaudes d’une journée ensoleillée, propice à l’activité des pucerons. Par temps frais, ils se réfugient sous les feuilles ou à la base des plantes. Sur orge de printemps, les trois principales espèces de pucerons rencontrées sur céréales sont potentiellement capables de transmettre la JNO.

Blé : attendre le début de l’épiaison avant toute intervention

Au printemps, sur blé, seuls les pucerons qui passeront sur épis seront nuisibles : des populations peuvent se développer sur les feuilles, parfois en quantité, sans que leur nuisibilité n’ait été mise en évidence. Plusieurs espèces de pucerons peuvent se retrouver actuellement sur les feuilles de blé, dont Sitobion avenae, qui peut monter sur épis. Il développe des colonies qui provoquent des dégâts par prélèvement de sève du stade floraison au stade grain laiteux-pâteux. En aspirant la sève des plantes, ces pucerons des épis induisent une limitation du poids de mille grains (PMG), voire du nombre de grains par épi en cas d’attaque précoce.

Il est cependant inutile de traiter avant épiaison, même si les populations sont importantes sur les feuilles. La nuisibilité reste faible à ce stade, des pucerons peuvent être cachés sous les feuilles et les auxiliaires risquent d’être tués.

Les auxiliaires (microhyménoptères parasites, larves de coccinelles, larves de syrphes) peuvent limiter les populations de pucerons. Il convient donc d’éviter les interventions insecticides trop précoces afin de les préserver et de leur laisser le temps de mener leur action.

Dès le stade épiaison, il conviendra d’aller observer attentivement les parcelles. Les pucerons se développant souvent en foyers, il sera indispensable de parcourir la parcelle si l’on veut connaître précisément le niveau d’infestation. A ce stade, le seuil d’intervention est de 1 épi sur 2 porteur d’au moins un puceron.

Figure 1 : Principaux auxiliaires et parasitisme contre les pucerons

Pour en savoir plus, retrouvez les caractéristiques des différentes espèces de pucerons.

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