En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
L'oïdium ou moisissure blanche est une maladie observable sur lin en végétation Protection du lin fibre

Les maladies observables en végétation : la moisissure blanche

24 janvier 2011

Les maladies observables en végétation qui affectent le lin fibre aux différents stades de son développement sont toutes dues à des champignons pathogènes, certains présents dans le sol (telluriques), d’autres se propageant par voie aérienne.
Les maladies du lin s’expriment dès les premiers stades de croissance des plantes jusqu’au rouissage. Leur développement est pour l’essentiel dû à des stress. Zoom sur la moisissure blanche.

Symptômes

La moisissure blanche est la maladie du lin la plus fréquente et la plus facile à diagnostiquer. La répartition de la maladie est homogène dans le champ. Elle peut se déclarer à partir de 20-30 cm mais elle apparait le plus souvent en fin de végétation, sur des lins dont la hauteur dépasse 60 cm.

La détection d’une odeur de moisi à la base des tiges représente les premiers symptômes. L’apparition sur les feuilles d’un mycélium blanc en forme de taches étoilées marque l’évolution de la maladie. Dans les pires cas, le mycélium peut progresser très rapidement et recouvrir les organes (feuilles, tiges et capsules) d’un feutrage blanc qui réduit la photosynthèse et accélère la maturation des plantes.

S’il s’exprime avant floraison, l’oïdium peut empêcher la fécondation et entraîner des pertes de rendement en graines (jusqu’à 50 %) et en fibres (jusqu’à 20 %).

Une attaque post-floraison affecte en général assez peu le rendement en graines et en fibres, mais elle gêne la récolte en produisant beaucoup de poussières.

Agent responsable

Oïdium lini est l’agent responsable. Il émet une multitude de spores capables de germer immédiatement lors de leur dispersion favorisée par le vent, d’où un développement parfois fulgurant de la maladie.

Des formes de résistance du pathogène apparaissent parfois sur son mycélium blanc. Il s’agit de ponctuations noires ─ les cléistothèces ─ contenant les spores sexuées.

Conditions favorables


La maladie est favorisée par :

► Un affaiblissement passager des lins (mauvaises conditions d’implantation, mauvais enracinement, manque d’eau persistant, etc.) ;
► Des températures situées entre 20 et 25 °C et une forte hygrométrie au sol : il faut particulièrement se méfier de l’alternance de périodes avec et sans pluies ;
► La proximité immédiate de lin fibre d’hiver pouvant être une source d’inoculum ;
► L’application d’un régulateur de croissance ;
► Une végétation luxuriante (forte densité, fond de vallée, etc.) qui conserve l’humidité ;
► Un semis tardif.

Une forte pluie peut laver le mycélium présent sur les feuilles et ainsi retarder le développement de la maladie, mais il ne stoppe pas la croissance du champignon, qui est présent dans les tissus végétaux et non simplement en surface.

En 2012, deux premières variétés de lin fibre de printemps tolérantes à la maladie ont été inscrites au catalogue officiel.

Moyens de lutte

Le choix variétal reste limité mais possible à partir de 2013 (premières variétés tolérantes).

Les mesures prophylactiques classiques sont de mise. La lutte chimique s’impose en production de semences. Dans les autres situations :

► Un traitement préventif n’est recommandé qu’en cas de risque avéré : semis tardif, lins stressés, végétation luxuriante, etc. ;
► L’emploi d’un produit à action plus dynamique est conseillé dès la présence d’étoiles établie ;
► Il est inutile d’intervenir si l’attaque est postérieure à la floraison car le potentiel de rendement en fibres est atteint et les risques de retarder le rouissage sont grands ;

Conseils Respecter un intervalle d’au moins 6 ans entre deux lins ;
► Rechercher la meilleure préparation de sol et semer dans une terre ressuyée ;
► Semer dans des proportions convenables (densité < 1 600 plantes/m2) ;
► Suivre les avertissements qui alertent sur le niveau de risque de l’année et permettent de positionner au mieux un traitement ;
► Consulter le dépliant ‘variétés et protection des cultures d’ARVALIS - Institut du végétal.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10