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Attaque de phoma sur lin : décoloration des tiges et feuilles, vue de dessus Protection du lin fibre

Les maladies observables en végétation : le mort-lin

24 janvier 2011

Les maladies observables en végétation qui affectent le lin fibre aux différents stades de son développement sont toutes dues à des champignons pathogènes, certains présents dans le sol (telluriques), d’autres se propageant par voie aérienne.
Les maladies du lin s’expriment dès les premiers stades de croissance des plantes jusqu’au rouissage. Leur développement est pour l’essentiel dû à des stress. Zoom sur le mort-lin.




Symptômes
La maladie peut s’exprimer du stade 3 cm jusqu'à la floraison. Elle se déclare par foyers. Des plantules jaunissent et se défolient dans leur partie basse. Elles flétrissent et leur croissance s'arrête.

Chaque plante malade présente au-dessus du collet un manchon brunâtre de 2 à 5 cm de longueur ponctué de pycnides (fructifications asexuées) noires ; l’épiderme des tissus infectés se détache du reste de la plante. Celle-ci prend un aspect effiloché, elle brunit et se dessèche totalement. Les racines peuvent aussi présenter une décoloration brune à noire.

La perte de production en lin teillé peut, dans les cas extrêmes, être supérieure à 70 %.

Agent responsable
Le mort-lin est le résultat d’une contamination par Phoma exigua linicola.

Le champignon peut être porté par les semences si celles-ci ont été contaminées lors du rouissage, en conditions humides persistantes. Il se loge alors insidieusement dans les couches supérieures du tégument des graines.

Des résidus de culture partiellement dégradés dans ou sur le sol peuvent également être une source de contamination. Les périthèces (fructification sexuée) assurant la conservation du champignon au cours de l’hiver dans la parcelle émettent sous conditions favorables des ascospores qui vont représenter l’inoculum primaire.

Une fois la maladie déclarée dans une parcelle, sa dissémination est assurée par les pycnides (fructifications asexuées) formées sur les nécroses. Ces pycnides contiennent des spores (pycnidiospores) qui vont être véhiculées par voie aérienne et par les éclaboussures d’eau, de plante à plante.

Conditions favorables
La maladie est favorisée :

  • en conditions humides ;

  • si les températures sont supérieures à 20 °C ;

  • en situation d’attaque précoce (fonte des semis).

A partir d’un seul foyer, le champignon peut produire suffisamment de spores pour contaminer rapidement les lins de toute une parcelle.
Le rouissage à terre favorise le retour au sol des spores contaminantes.

Toutes les variétés sont sensibles à la maladie.

Moyens de lutte
Les mesures prophylactiques classiques s’appliquent à la maîtrise du Mort-lin.

La norme de certification des semences impose et garantit un niveau d’infestation inférieur à 1 % pour Phoma exigua linicola. Les contrôles rigoureux réalisés par le Service Officiel de Contrôle (SOC) dans les parcelles destinées à la production de semences, les analyses sanitaires et les traitements des lots de graines assurent une élimination du risque de propagation du Mort-lin par les semences.

Une lutte préventive peut être efficiente si elle intervient tôt, vers 10 cm (dépliant ARVALIS - Institut du végétal).

Conseils● Respecter un intervalle d’au moins 6 ans entre deux lins ;
● Utiliser des semences certifiées ;
● Suivre les avertissements qui alertent sur le niveau de risque de l’année ;
● Nettoyer soigneusement les matériels de récolte.

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