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syrphe Biodiversité

Les syrphes, pollinisateurs et entomophages

07 mai 2014

En grandes cultures, les pucerons provoquent d’importants dégâts, directs ou indirects : diminution de la croissance, brûlure des feuilles, transmission de la JNO… En tant que prédateurs naturels des pucerons, les syrphes, notamment leurs larves, peuvent servir à réguler les populations des ravageurs et compléter les moyens de lutte déjà existants. Présentation et atouts de ces auxiliaires des cultures.

Des larves dévoreuses de pucerons

Les syrphes sont des entomophages volants. Ils appartiennent à la famille des Diptères, qui possèdent une seule paire d’ailes. Actuellement, plus de 500 espèces de syrphes ont été recensées en France et plus de 5000 en Europe. 

Si les adultes se nourrissent de pollen et nectar, ce sont les larves qui sont, pour la majorité des espèces, aphidiphages, c’est-à-dire consommatrices de pucerons. Cette spécialisation en fait des auxiliaires potentiellement très efficaces dans la lutte biologique des pucerons.

Chez certaines espèces de syrphes, la femelle peut pondre entre 2000 et 4500 œufs durant son cycle de vie. Elle choisit généralement le site de ponte selon l’espèce de pucerons présente dans l’environnement, les caractéristiques physiques et chimiques de la plante hôte de l’espèce de pucerons ainsi que la taille et la densité de la colonie de pucerons. Ce choix important a pour objectif d’optimiser les conditions de développement et de survie de la descendance.

Cinq espèces de syrphes aphidiphages sont principalement rencontrées sur le territoire : Episyrphus balteatus, S. scripta, S. ribesii, E. corollae et E. luniger

Localisation des syrphes

La base de données Syrfid fournit des informations interactives sur les observations des espèces de Syrphidés en France. Les départements peuvent être caractérisés par le nombre d’espèces (ou richesses spécifiques) observées à ce jour. Mais attention, cette base de données ne présente que les résultats d’inventaire qui ont été publiés. Ceci peut expliquer partiellement l'observation de différences en terme de diversité, associé à l'intervention de facteurs d'ordre biogéographiques.

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