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ble en fin de montaison Point climatique

Les pluies d'avril ont levé des stress hydriques sur céréales d'hiver

03 mai 2012

Un mois d’avril pluvieux et frais fait suite à un début de printemps particulièrement chaud et sec. Dans beaucoup de situations, ces pluies ont permis de lever le stress hydrique et la nutrition azotée des céréales a repris normalement. En revanche, l’avancée des stades a été assez lente.

Après près de 3 semaines de temps variable, humide et frais, les craintes de sécheresse sont levées, du moins momentanément. En effet, les cumuls de pluie sur le mois d’avril sont supérieurs aux médianes pluriannuelles partout en France, avec des hauteurs de pluie s’étalant de moins de 60 mm (Alsace, est de la Lorraine, Loiret, pourtour méditerranéen) à plus de 140 mm (Finistère, Aquitaine).

 les cumuls de precipitations ont globalement ete importants au mois d'avril sauf sur le pourtour ouest meditarraneen et la region parisienne

Les pluies étant étalées sur une longue période, et tombant sur des sols secs, on peut considérer que malgré des cumuls parfois importants, l’essentiel de cette pluviométrie a été absorbée en profondeur par les sols et les cas de ruissellement ont été rares. Ceci implique donc un rechargement significatif des réserves en eau des sols, levant ainsi les déficits hydriques existant et permettant ainsi d’être sereins pour quelques semaines. Seuls l’Ile-de-France, l’Alsace, l’Auvergne et le Languedoc-Roussillon présentent une moindre recharge en eau des sols.

les sols profonds sont globalement pas deficitaires sauf en Alsace et sur le pourtout ouest mediterraneen les sols superficiels sont gobalement pas deficitaires en eau sauf le pourtour mediterranéen et l'alsace
 
 

Des températures fraiches, voire ponctuellement froides.

Les températures observées au cours du mois dernier ont été régulièrement en-dessous des moyennes mensuelles pluriannuelles, à l’exception du couloir rhodanien et de la région PACA ; sur une grande moitié nord-ouest du territoire, on observe des cumuls de température mensuels en retrait de 40 à 50°C (base 0°C) le long de l’axe Bordeaux-Lille.

 Parallèlement à des températures généralement faibles, des évènements de températures gélives ont eu lieu, avec des craintes sur des céréales en cours de montaison (Tmini atteintes sous abri proches ou inférieures au seuil d’alerte de -4°). Des observations des épis devraient permettre de déceler d’éventuels dégâts avant l’épiaison.

Des rayonnements faibles

Les nombreux épisodes de pluie du mois passé ont été associés à une forte nébulosité et des cumuls de rayonnement inférieurs à la médiane sur la majeure partie de l’Hexagone, l’Aquitaine et le nord de la région Midi-Pyrénées étant très touchés. Seuls la Bretagne, les Pays de Loire et la région PACA ont reçu des rayonnements supérieurs à la normale. 

Conséquences sur l’élaboration du rendement

 Le retour des pluies aura permis à la fois une levée du stress hydrique présent dans les milieux superficiels et moyennement profonds, et la reprise d’une nutrition azotée normale. Les régressions de talles en cours il y a un mois ont donc dû être stoppées, et le nombre d’épis final défini.

La définition du nombre d’épillets par épi a lieu jusqu’au milieu de la phase de montaison ; les zones les plus tardives et les sols profonds n’auront sans doute pas connu de stress suffisant pour altérer cette composante ; pour les milieux plus précoces ou superficiels, il est possible d’observer dès maintenant le nombre d’épillets présents pour s’assurer de l’absence d’anomalies. Le nombre de fleurs par épi se constitue en fin de montaison ; on considère généralement qu’il est favorisé par de forts rayonnements.

Les excès d’eau début montaison peuvent avoir un effet négatif sur la fertilité épi, notamment en affectant l’alimentation azotée. Certains cas de faible fertilité épi observés en 2008 pouvaient être attribués à ce phénomène. Cette année, les excès d’eau pouvant générer de l’hydromorphie sont sans doute rares et cantonnés au quart sud-ouest. L’état d’assèchement des sols avant l’arrivée des pluies et les bonnes structures de sol doivent aussi contribuer à limiter les cas d’hydromorphie temporaire en surface.

 Il est donc difficile de quantifier dès maintenant l’effet positif du retour des pluies. Des dégâts auront déjà eu lieu dans les milieux les plus superficiels, mais il est nécessaire d’évaluer les niveaux potentiels d’épis prévisibles dans ces milieux ; les composantes plus tardives (fertilité épi notamment) peuvent contrebalancer partiellement ou totalement les pertes d’épis consécutives à la sécheresse de fin mars/début avril.

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