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Déchaumage interculture 2016 Interculture

Les objectifs agronomiques à prioriser pour les déchaumages cet été

28 juillet 2016

Les conditions particulières de l’année doivent être prises en compte dans les opérations de travail du sol mises en œuvre lors de l’interculture 2016. Pour atteindre les objectifs agronomiques prioritaires selon les situations, quels sont les matériels les plus adéquats ?

Faire lever un maximum de graines dès que possible

Etant donné l’importante pression adventice en culture, celles-ci vont grainer avant ou pendant la récolte, conduisant à une forte présence de graines viables au sol. En parallèle, la proportion anormalement élevée de petits grains dans les récoltes augmentera également le pool de graines indésirables. La réalisation de faux-semis (travail superficiel de 2-3 cm, bien émietté et rappuyé) permettra de faire lever ces repousses ou adventices durant l’interculture et ainsi de limiter leur population dans la culture suivante. Pour une bonne efficacité, il faut éviter que le lit de semence soit trop sec et répéter les passages car des phénomènes de dormance peuvent limiter les germinations des adventices lors des premiers passages.

Comme le montre le tableau 1, les outils à privilégier sont ceux capables de travailler sur quelques centimètres uniquement et de produire suffisamment de terre fine. On privilégiera donc les herses de déchaumage, les bêches roulantes, les vibrodéchaumeurs ou encore les déchaumeurs à disques indépendants réglés ou conçus pour ce travail.

Assurer un désherbage mécanique efficace

Dans un deuxième temps, détruire mécaniquement les adventices et repousses est possible en utilisant des outils qui travaillent toute la largeur (pas de bandes de sol non travaillées) et surtout en intervenant avant 2 à 3 jours sans pluie afin de dessécher les plantes. Ces conditions météorologiques sont primordiales à la réussite de l’opération, il est toutefois assez facile de trouver un créneau favorables en août ou septembre. Afin de réaliser un travail sur toute la largeur, il est très simple de s’assurer de la réussite avec des outils à dents (pas entre dents, largeur des pattes d’oie ou ailettes et chevauchement) et d’y remédier si besoin (changement des pièces usées, vérification du bon serrage des brides et position des dents). Lors d’une destruction mécanique, on cherchera si possible à laisser les adventices ou repousses à la surface afin d’éviter leur repiquage et favoriser leur dessiccation. Cela se traduit la plupart du temps par des rouleaux barres, tubes ou à lames de ressort et éventuellement des peignes en supplément

Tableau 1 : Aptitudes agronomiques des principaux outils de déchaumage

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Restructuration du sol : décompactage ou pseudo-labour ?

Le passage des moissonneuses-batteuses, le pressage et le ramassage des pailles voire le trafic des bennes dans les parcelles sont autant de sources potentielles de compaction. Certains passages sont évitables (bennes par exemple) alors que d’autres sont incontournables (moissonneuse-batteuse). Là encore, l’humidité de profondeur plus importante qu’à l’accoutumé risque au final de provoquer des phénomènes de compaction, potentiellement préjudiciables aux cultures suivantes. Le travail profond peut permettre, si besoin, de corriger ces problèmes de structure. Au préalable, attention à bien observer l’humidité du sol : même si le sol est sec en surface, les horizons plus profonds peuvent être encore humides, notamment dans les sols lourds.

Il faut garder à l’esprit qu’un travail profond sur un sol insuffisamment ressuyé va se traduire par des phénomènes de lissage en profondeur et la formation de lards et mottes en surface, sans atteindre l’objectif de fissuration.

Plusieurs possibilités existent pour restructurer les horizons tassés. Un passage de décompacteur permet d’ameublir le sol en profondeur, par un phénomène de fissuration mais sans mélange des horizons. Dans ce cas, des passages superficiels ultérieurs seront utiles pour préparer le lit de semence de la culture. Le pseudo labour est aussi un moyen de fragmenter le sol en profondeur, tout en y associant un mélange de terre et de résidus sur une profondeur importante (figure 1). Les cultivateurs à 2 ou 3 rangées de dents peuvent, avec le réglage adéquat, réaliser ce type de travail (tableau 1).

Figure 1 : Illustration des types de travail profond avec les modes d’actions associés

Perturber/déranger les limaces

A la faveur d’un climat humide, de très fortes populations de limaces sont apparues durant le printemps, notamment lors des opérations de pulvérisation. Toutes ces limaces sont en attente de conditions favorables pour faire leur réapparition. Le déchaumage est un bon moyen de lutte contre ces mollusques car il permet :
- d’assécher leur biotope pour le rendre défavorable,
- de détruire leur nourriture,
- d’éliminer directement certains individus,
- de mettre les œufs à la surface afin de favoriser leur exposition au soleil et leur destruction.

Il faut toutefois éviter la réalisation d’un travail grossier et qui va laisser bon nombre d’infractuosités dans le sol. A contrario, on pourra faire si besoin un passage de rouleau pour limiter ce risque.

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4 commentaires 10 septembre 2018 par BRUN

Bonjour, Comme indiqué sur le tableau, le Smaragd est un outil très moyen pour les faux semis. Sur un labour et selon le type de sol, je conseillerais plutôt la herse rotative ou le vibroculteur !! Cordialement

02 septembre 2018 par BIOCHE

le smarag est t il un bon outil pour faire un faux semis et vu le prix du carburant un seul passage sur labour suffira t il merci

30 juillet 2016 par VANDENDRIESSCHE

synthèse très explicite

30 juillet 2016 par VANDENDRIESSCHE

synthèse très explicite

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