En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Variétés d’orges brassicoles

Les malteurs et les brasseurs ont le choix

01 février 2010

La liste des variétés préférées des malteurs et des brasseurs évolue régulièrement pour intégrer le progrès génétique. Mais seules celles qui apportent à la fois des progrès sur les plans qualitatif et agronomique seront retenues.

Parmi les orges d’hiver, Arturio et Cartel, inscrits respectivement en 2004 et 2007, rejoignent Esterel, Azurel et Vanessa dans la catégorie des variétés préférées des malteurs et brasseurs pour la récolte 2010. Parmi les inscriptions 2009, seule une orge à 2 rangs, Casanova, a été retenue par le CBMO pour des tests de validation technologique. En revanche, Cervoise, Malicorne et Metaxa ne poursuivent pas le processus de qualification en orges de brasserie (Tableau 1 : La liste des variétés d’orge d’hiver des malteurs et des brasseurs de France pour la récolte 2010).

Esterel réalise cette année un des meilleurs scores de sa longue carrière, aussi bien au niveau du rendement que du calibrage. Comme d’habitude, sa teneur en protéines reste bien contenue. Ses caractéristiques agronomiques sont toujours en retrait par rapport à la concurrence : sensibilité aux maladies, à la verse et à la casse de l’épi.

Vanessa obtient des résultats dans sa moyenne pluriannuelle sans que cela ne risque, pour autant, de freiner son déclin. Malheureusement, sa remplaçante n’est toujours pas en vue.

Testé depuis quatre ans, Azurel est un peu en retrait par rapport à Esterel. Supérieur en calibrage, il est aussi un peu plus riche en protéines. Il se distingue également par un bon PS et une sensibilité aux maladies et à la verse dans la bonne moyenne.

Arturio est l’escourgeon très précoce le plus productif, en moyenne depuis 5 ans, parmi les candidats brassicoles. En référence à Esterel, cet escourgeon produit de l’ordre de 5 à 6 % de plus en moyenne. Comme Esterel et Azurel, il fait son rendement avec beaucoup d’épis et des petits grains. Son calibrage est intermédiaire entre ceux de ces deux variétés alors que sa teneur en protéines semble vite s’élever dans les situations à rendement limité. Son PS est modeste et ses caractéristiques agronomiques sont proches de celles d’Esterel.

Enfin, Cartel accède à cette classe de qualité seulement deux ans après son inscription. Cet escourgeon adapté aux semis précoces produit 3 à 4 % de rendement de moins qu’Esterel en moyenne sur les trois dernières années. Néanmoins, il faut faire ses comptes. Il se distingue par un calibrage très élevé, proche de celui d’une orge à 2 rangs et par une teneur en protéines plutôt faible. Ses caractéristiques agronomiques retiennent également l’attention : tolérance à l’ensemble des maladies et à la verse. Contrairement aux escourgeons de la catégorie, il réalise son rendement avec assez peu d’épis et des gros grains. Parmi les « variétés observées par les malteurs en conditions industrielles », c’est le grand vide. Cervoise, un escourgeon très productif, est déclassé alors que les deux orges Metaxa et Malicorne, également très productives parmi les 2 rangs, arrêtent leur carrière brassicole à la porte de cette catégorie.

Enfin, arrive dans la catégorie des « variétés admises en validation technologique », une orge à 2 rangs : Casanova. Avec un rendement supérieur d’environ 10 % à celui de Vanessa, elle confirme un niveau de productivité élevé, comme dans les essais d’inscription. Plus précoce que cette dernière, elle semble avoir des qualités brassicoles identiques : calibrage très élevé et prise de protéines assez facile. Ses caractéristiques agronomiques, aussi bien au niveau des maladies que de la verse, semblent intéressantes. La culture des orges de printemps a pour vocation quasi exclusive la production de malt. Dans ces conditions, il est fortement recommandé de cultiver les variétés pour lesquelles les organismes de collecte locaux ont un marché. Ces variétés sont sélectionnées dans la liste éditée par les Malteurs de France pour la récolte 2010. Sept variétés constituent la liste des « variétés préférées » des malteurs. Ce sont des variétés bien adaptées à la plupart des cahiers des charges de l’industrie (Tableau 2 : La liste des variétés d’orge de printemps des Malteurs de France – Récolte 2010).

Sébastian est de loin la plus cultivée. Elle reste régulièrement la plus productive. Son calibrage reste dans la moyenne et sa teneur en protéines est plutôt faible par effet dilution de l’azote. Malheureusement, elle reste assez sensible à la verse ainsi qu’aux maladies, en particulier à l’oïdium. Enfin, elle fait son rendement avec beaucoup d’épis et des petits grains, ce qui la conduit à préférer les milieux favorables.

Depuis trois ans dans la catégorie des variétés préférées par les malteurs, Henley confirme sa seconde place parmi les variétés les plus cultivées. Parmi les variétés productives, elle est un peu décevante depuis deux ans. Son calibrage, bien qu’un peu irrégulier, reste élevé et sa teneur en protéines correcte eu égard à sa productivité. Par ailleurs, elle confirme une certaine sensibilité à la verse, mais conserve un bon comportement vis-à-vis de l’oïdium. Enfin, elle fait son rendement avec peu d’épis et des très gros grains, tout l’inverse de Sébastian.

Avec le retrait de Scarlett, Prestige devient la moins productive de la catégorie. Son calibrage et sa teneur en protéines sont très proches de ceux de Scarlett. Elle est assez tolérante à la verse ainsi qu’à l’oïdium, mais sensible à l’helminthosporiose.

Pewter, variété productive, est très régulière au fi l des années. Son calibrage est parmi les meilleurs, mais sa teneur en protéines peut être facilement élevée. Ses points forts restent probablement sa tolérance à la verse et aux maladies.

Depuis trois ans dans cette catégorie, NFC Tipple, variété tardive, obtient des rendements régulièrement élevés. Son calibrage est l’un des plus modestes dans la catégorie, mais sa teneur en protéines est régulièrement très faible. Enfin, elle est assez peu sensible à la verse et plutôt tolérante aux maladies, en particulier à l’oïdium.

Béatrix accède enfin à cette catégorie de qualité brassicole. C’est la variété brassicole la plus productive en moyenne depuis cinq ans. En revanche, son calibrage est modeste, relativement à ses concurrentes, mais sa teneur en protéines reste contenue au sein de la gamme des variétés très productives. Elle est assez sensible à la verse ainsi qu’aux maladies, en particulier à la rhynchosporiose.

Nouvelle cette année dans cette catégorie de qualité, Bellini, variété assez tardive, a une productivité dans la moyenne. Son calibrage est très élevé et sa teneur en protéines contenue. Elle est assez sensible à la verse, mais tolérante à l’oïdium.

Quatre orges de printemps à confirmer

Quatre variétés sont à confirmer. En observation commerciale, elles ont déjà subi les tests pilotes de l’IFBM et sont soumises à des tests industriels en vue de vérifier que toutes les attentes fonctionnelles de fabrication des brasseurs sont respectées.

Thorgall, variété à la productivité irrégulière selon les années, poursuit normalement sa carrière parmi les variétés en observation. Ses caractéristiques brassicoles sont dans la moyenne de la catégorie. En revanche, elle apporte de la précocité et une excellente tolérance à la verse.

Concerto est probablement la seule variété qui avait retenu l’attention parmi les inscriptions 2008. Elle confirme une excellente productivité, un bon calibrage et une teneur en protéines contenue. En revanche, elle semble assez sensible à la verse et à la rhynchosporiose.

Quant à Victoriana et Azalea, elles accèdent à cette catégorie des variétés en observation, mais n’ont pas été testées par ARVALIS- Institut du végétal en 2009.

Trois variétés en validation technologique

Tamtam, Grace et Sunshine, nouvellement inscrites sur la liste à orientation brasserie du CTPS et proposée par le CBMO aux tests pilotes IFBM, intègrent cette catégorie suite à leur inscription au catalogue français en janvier 2009. Toutes les trois semblent, d’entrée, très productives, au niveau de Sébastian. Tamtam semble caractérisée par un calibrage modeste relativement à ses concurrentes. Tamtam est assez tardive alors que Grace apporte une précocité originale. Néanmoins, cette dernière semble sensible à la verse. Du côté des maladies, Tamtam se distingue par une bonne tolérance à la rhynchosporiose. À confirmer en 2010.

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

aucun commentaire pour l'instant

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10