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Maïs

Les semis tardifs désavantagés en 2012

22 novembre 2012

En 2012, les semis tardifs ont été exposés aux stress hydriques dans de nombreuses situations. Le choix de variétés plus précoces permet de gérer ce type de risque.

La campagne 2012 se caractérise par des déficits hydriques marqués sur  une diagonale Ouest-Est très marquée (carte 1).

De forts stress hydriques pour les semis tardifs

Avec l’étalement des dates de semis liées aux conditions climatiques pluvieuses du mois d’avril , une forte proportion de semis tardifs a été très exposée aux stress hydriques à la floraison et pendant la phase de remplissage des grains.

Pour les maïs de l’ouest et du Sud-Ouest soumis à ce déficit hydrique sévère, le remplissage des grains a été sauvegardé  par l’irrigation et la disponibilité suffisante des réserves en eau. Le faible nombre d’interdictions préfectorales d’irrigation a permis de préserver le potentiel de rendement.

Mais, dans de nombreuses situations du Sud-Ouest, de l’Ouest et du centre, les irrigations ont été arrêtées trop précocement cet été. Ces arrêts précoces ont affecté quelques potentiels de rendement en diminuant le remplissage des grains.

Par contre, les maïs continentaux n’ont pas été soumis aux mêmes contraintes sur la phase post-floraison. En effet, ils ont bénéficié de sommes de températures excédentaires et de déficits hydriques plus faibles que la médiane historique. Les potentiels de rendement des maïs continentaux sont les plus élevés au niveau national.

Orienter vers de variétés plus précoces ?

Le réchauffement climatique constaté (carte 2) a entrainé une précocification des stades de la culture pour une même date de semis. Il faut noter que cette évolution est uniforme sur l’ensemble du territoire ; elle offre des possibilités d’évolution du choix de la précocité cultivée dans certaines régions.



Le choix d’une précocité adaptée fait partie des marges de manœuvres disponibles pour gérer le risque de stress hydrique. Il doit s’arbitrer selon la date de semis envisageable dans la région, en tenant compte des contraintes et de la stratégie adoptée.

L’orientation vers des variétés plus précoces ne change pas significativement le besoin total en terme d’irrigation. Il permet surtout d’éviter l’exposition des stades les plus sensibles  (floraison et post floraison) aux périodes à fort stress hydrique.

Des stratégies combinant le choix du groupe de précocité et de la date de semis peuvent optimiser la gestion du risque régionalement (cycles longs avec semis très précoces, cycles plus courts semés tôt afin d’éviter les risque majeurs d’arrêt brutal d’irrigation en post floraison…).

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