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Video consequences du froid et du manque de rayonement sur la méiose Stress climatique

Méiose : froid et manque de rayonnement peuvent altérer la fertilité des épis

13 juin 2013

Suite au printemps 2013 particulier avec des températures froides et une forte nébulosité, Jean-Charles Deswarte nous explique quels sont les effets du froid et du manque de rayonnement sur la méiose.


Le printemps 2013 a été globalement frais et pluvieux. Sur le long terme, le manque de rayonnement tout au long de la montaison peut se traduire par une fertilité épi plus faible.

Mais c’est surtout les conditions climatiques lors du stade méiose pollinique qui est déterminant. Ce stade intervient quelques jours après le stade « dernière feuille étalée ». Il correspond à l’évolution de maturation du pollen. Ce stade ne dure que 3-4 jours mais durant cette période, le blé est très sensible aux conditions climatiques, et plus particulièrement à une combinaison de températures froides et de manque de rayonnement. Le seuil d’alerte pour les températures est fixé à 4°C, et en termes de rayonnement, la situation devient critique quand la plante emmagasine moins de 200 calories par centimètre carré et par jour. Si ces seuils d’alerte sont franchis, le pollen peut alors être dans l’incapacité de féconder les fleurs au moment de la fécondation.

Selon le couple date de semis/variété, le stade méiose a coïncidé ou pas avec cette situation climatique. Les répercussions sur le rendement peuvent être très élevées. A titre d’exemple, en 1987, les conditions climatiques extrêmes durant la phase de méiose pollinique avaient entraîné des pertes de rendement allant jusqu’à 35 q/ha pour certaines variétés sensibles.

Le diagnostic de fertilité des épis ne peut être réalisé avant le stade floraison. En cas de pollen stérile, les glumes et glumelles vont s’écarter pour capter du pollen extérieur car la plante n’arrive pas à s’autoféconder. Courant remplissage, l’épi va se déformer à cause du manque de grains dans les fleurs. Les glumes et glumelles ne vont alors pas se gonfler comme d’habitude.

Par rapport aux conditions climatiques de cette année, des évènements climatiques pénalisants se sont produits dans certaines régions. Mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, d’autant plus que les nouvelles variétés sont mal caractérisées par rapport à leur sensibilité au manque de rayonnement. Le diagnostic de fertilité des épis courant floraison et remplissage permettra d’y voir plus clair.

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3 commentaires 14 juin 2013 par GAUTHIER

Qui est en mesure de calculer un diagnostic de fertilité d'épis?

14 juin 2013 par DESOUTTER

MOULIN, PERNEL... de vieux souvenirs ...mais pas qu'en Seine & Marne

14 juin 2013 par WALRAET

Bonjour Article intéressant. Dommage de ne pas avoir rappeler les données 87 pour quelques lieus précis. Date,stade température. Je crois me souvenir que c'était, en seine et marne, un télescopage entre stade et saints de glace. Ça commence à être loin. Cordialement. Luc Walraet

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