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Impacts sur les céréales à paille du coup de chaud Coup de chaud

Un risque marqué pour les céréales en cours de remplissage

27 juin 2019

Les fortes températures actuelles vont-elles impacter le rendement et la qualité des céréales à paille ?

Le remplissage des grains encore en cours dans de nombreux secteurs

Les conditions de fin de montaison et de début de remplissage ont été finalement assez favorables sur une partie significative du territoire (retour de la pluie, températures fraîches et rayonnement normal).

La fraîcheur enregistrée depuis fin avril a fortement ralenti les cultures, au point que les stades observés jusqu’à maintenant pouvaient être tardifs par rapport à la normale.

Ainsi, aujourd’hui, le remplissage des grains dans les cultures de blé est encore effectif dans de nombreux secteurs : au nord d’une diagonale Nantes-Lyon.

Pour les orges d’hiver, la maturité physiologique est passée, la récolte est même initiée dans la moitié Sud.

Pour les orges semées au printemps, le remplissage est actuellement peu avancé (aux alentours du stade grain laiteux).

Carte 1 : Dates estimées d’apparition du stade maturité physiologique pour le blé tendre en 2019

Un arrêt prématuré du remplissage est à craindre

Depuis le 24 juin, une vague de chaleur intense touche tout le territoire, avec des maximales supérieures à 35°C. Associées à ces fortes températures, les demandes évaporatives en eau (ETP) sont également très élevées : de l’ordre de 6 mm/j pendant au moins 4 jours consécutifs.

Ces conditions sont inhabituelles pour la saison. Elles affectent plus souvent le maïs en juillet que les céréales à paille en juin. Cet épisode 2019 est de quelques degrés plus chaud que la vague de chaleur que le pays a connu fin juin 2017.

Sur les céréales à pailles, les fortes températures vont impacter la constitution du PMG de plusieurs façons :

- Dans un premier temps, les températures modérément élevées (25 à 30°C) n’affectent pas fortement le métabolisme. Mais la durée (en jours calendaires) du remplissage se raccourcit plus que l’accumulation de sucres dans les grains, conduisant à une petite perte de PMG.
- Ensuite, les températures supérieures à 30 voire 35°C engendrent des perturbations dans la multiplication des cellules (cas d’un stress précoce, avant grain laiteux) ou rallentissent brutalement le remplissage des grains (cas d’un stress thermique plus tardif, vers grain laiteux-pateux). La photosynthèse est également affectée sur le long terme, ce qui limite les opportunités de rattrapage lorsque l'épisode caniculaire sera terminé.
- Lorsque la température dépasse 35°C et que les réserves en eau deviennent faibles, les plantes peuvent ne plus être capables d’absorber assez d’eau et de contrôler leur transpiration, amenant à un échauffement brutal des tissus exposés au soleil, et éventuellement à une forme d’embolie dans les vaisseaux du xylème. Ceci peut aboutir à un arrêt immédiat et définitif du fonctionnement de la plante.

Les situations les plus à risques sont évidemment les parcelles les plus tardives (blé tendre ou orge de printemps) avec des sols dont les réserves en eau sont épuisées.

Parallèlement, les effets sur les critères technologiques seront à surveiller : un fort stress thermique en fin de remplissage ou en début de dessication des grains peut conduire à une levée de dormance. Ceci n’aura cependant pas de conséquence si les semaines à venir sont sèches et chaudes.

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3 commentaires 01 juillet 2019 par MULLER

Au 68 les blés étais super aujourd’hui les dernières feuilles son sèche que nous réserve la météo encore set super l,aldernense. Raymond

30 juin 2019 par LEMAIRE

En système céréalier ,encore une année pour ne rien gagner !

29 juin 2019 par BIBET

meme pas besoin de reagir

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