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Campagne 2020/2021

Les sept clés pour réussir la culture de blé dur

27 août 2020

Si l’agriculture vit de nombreux changements, le blé dur reste une valeur sûre. L’ensemble des acteurs de la filière française sont confiants sur les perspectives de cette culture. Voici 7 clés agronomiques pour mettre toutes les chances de votre côté pour la campagne 2020/2021.

Blé dur : objectif 2021

La récolte qui s’achève se démarque, une fois encore, par son scénario climatique. Les conditions d’implantation et de croissance sont passées par des extrêmes. Les céréales - et le blé dur en particulier - ont dû jouer de leur souplesse face à ces aléas de taille (date de semis tardive, hydromorphie, sécheresse, enracinement limité…). Si cette année les résultats sont très hétérogènes dans les régions productrices, avec un gradient parfois très important au sein d’un même secteur, le blé dur reste un des fondamentaux des assolements dans les différents bassins de production.

Du côté de sa valorisation, la demande reste soutenue sur des marchés nationaux ou européens, ce qui permet à cette céréale de conserver sa position rémunératrice au sein des entreprises agricoles. Le savoir-faire des producteurs français est apprécié des industriels et le travail de la filière fait de plus en plus écho auprès du consommateur qui attache une importance grandissante à l’origine française.

Les 7 clés

1. Privilégier les zones pédoclimatiques avec une fin de cycle séchante.

C’est l’assurance d’une bonne finition pour la qualité (poids spécifique, moucheture et mitadin). Ces zones correspondent habituellement aux 4 bassins de production du blé dur en France. Même si le dérèglement climatique amène son lot d’incertitude quant aux conditions de fin de cycle, le Sud-Est, le Sud-Ouest, l’Ouest-Océan et le Centre restent en tendance les zones les plus propices à la culture du blé dur.

2. Gérer les précédents pour produire un blé dur de qualité

Le blé dur est une culture d’automne qui permet de diversifier les assolements. Préférer d’autres précédents que le maïs et le sorgho, afin de garantir une bonne qualité sanitaire. Les sols avec un historique mosaïque sont également à limiter car les conséquences peuvent être importantes, notamment en termes de rendement.

3. Bien choisir sa variété selon son objectif.

Le choix variétal impacte toute la conduite depuis le semis. Si 2 variétés représentent aujourd’hui 75 % des surfaces, elles ne répondent pas à tous les objectifs. Utiliser la diversité variétale pour diluer les aléas de la campagne et s’adapter à chaque situation. A noter que le renouveau variétal est bien présent, avec une nouvelle variété inscrite cette année et plusieurs innovations très prometteuses pour les années à venir.

4. Raisonner l’intérêt technico-économique du blé dur en pluriannuel.

Dans la famille des grandes cultures, le blé dur est rentable dans les 4 bassins de production historiques. Même si certaines années sont moins à son avantage, en pluriannuel c’est une culture intéressante. Viser uniquement les bonnes années est impossible, mais la présence de la culture chaque année permet de valoriser toutes les opportunités et de niveler les années moins favorables.

5. Le pilotage permet de s’adapter aux années atypiques.

Si les années sont de plus en plus atypiques, le pilotage de la conduite est une solution efficace pour s’adapter aux aléas climatiques. De nombreux outils d’aide à la décision existent aujourd’hui pour accompagner la culture du blé dur.

6. Récolter tôt, le plus tôt possible.

Les orages de fin de cycle peuvent dégrader la qualité du blé dur en quelques jours. Arbitrer les chantiers de récolte en prenant en compte ce risque grâce au suivi de la dessiccation des grains, qui peut être rapide en fin de cycle.

7. Un appui technique organisé dans les comités techniques blé dur des 4 régions de production Françaises.

Des suivis, expérimentations et informations techniques sont élaborés et concertés par les comités techniques régionaux regroupant tous les partenaires du territoire. Ces comités échangent et construisent les messages techniques adaptés à votre région.

Le comité de pilotage de la filière blé dur regroupe producteurs, recherche (INRAe), obtenteurs (GIE Blé dur), transformateurs / industriels (CFSI - SIFPAF), collecteurs / O.S. / affréteurs, interprofession (Intercéréales), FranceAgriMer, ARVALIS

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