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Maïs grain humide

Le type de conservation du maïs joue sur la conduite de stockage

07 novembre 2013

La conduite de stockage du maïs grain humide va dépendre de la forme choisie : ensilage ou inertage. Dans tous les cas, l’objectif est de préserver la qualité sanitaire.

Deux modes de conservation anaérobie

L’ensilage permet une conservation en anaérobie du maïs grain humide après broyage. Une attention particulière doit être portée à l’étape de broyage. Il faut viser entre 30 et 35 % d’humidité, car la matière première doit être suffisamment humide pour être bien tassée. Les moyens les plus adéquats de stockage sont les silos tour, couloir ou boudin.

Pour l’inertage, qui est la conservation en anaérobie de grains humides entiers, le résultat est optimal pour une récolte intervenant entre 25 et 30 % d’humidité du grain. Le stockage est préférablement réalisé en silos tour, souple ou en big bag.

La variété et la date de semis doivent être adaptées à la période souhaitée pour la récolte. Puis, le suivi de l’évolution du taux d’humidité est nécessaire pour fixer la date de récolte optimale.

Viser la qualité sanitaire

Il faut être le plus vigilant possible afin de récolter un maïs sain au bon moment, l’équipement doit être propre pour la récolte comme pour le stockage. De bons réglages de la moissonneuse-batteuse servent à un premier nettoyage, aussi bien pour la qualité sanitaire que pour les graines étrangères.

Le maïs doit être conservé dans un silo ou un big-bag étanche à l’air. Certaines caractéristiques observables au moment du déstockage sont les premiers indicateurs d’une bonne conservation du maïs humide, comme la couleur, la température, l’odeur… Des analyses de laboratoire permettront d’infirmer ou de confirmer le diagnostic.

Et pour le maïs fourrage ?
Le maïs fourrage est utilisé essentiellement pour les bovins. Une fois broyé et tassé, le peu d’oxygène contenu dans le silo est consommé par les micro-organismes. Les sucres sont transformés en acides par les bactéries lactiques. L’ensilage est une matière stabilisée mais fragile.
Le maximum de rendement est atteint pour 32-35 % de matière sèche (MS). Pour une humidité inférieure, la porosité gazeuse augmente de même que le renouvellement d’air : il y a donc une consommation d’O2 entraînant une éventuelle perte des sucres. Pour une récolte plus humide, des jus peuvent s’écouler, également synonyme de perte de sucres mais par lessivage. Le fourrage bien vert (30 % MS) respire activement et en un temps restreint, il n’y a plus d’oxygène. Dans un cas à 38 % MS, le fourrage est sénescent, la respiration et donc la consommation d’oxygène sont plus lentes. Le fourrage est plus sec, moins tassé donc plus exposé aux échauffements.
Le stade optimal est synonyme de rendement maximum, de valeur énergétique élevée et d’une composition jugée idéale pour l’ensilage (teneurs en MS, sucres, MAT et MM).

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