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Parcelle de triticale au stade épiaison Céréales à paille

Le triticale, une culture appréciée des éleveurs

03 juillet 2014

Le triticale affiche un rendement paille nettement supérieur à celui du blé, s’adapte bien aux sols difficiles, résiste bien au froid et se comporte très bien en 2e paille. C’est une culture rustique apprécié des éleveurs à la recherche de plus d’autonomie alimentaire. La forte sensibilité du triticale à la germination sur pied constitue un frein à sa commercialisation.

Le triticale est une espèce de céréales, issue du croisement entre les blés (tendre et dur) et le seigle. La sole cultivée a atteint en 2012 420000 ha et continue de progresser régulièrement tous les ans. Cette culture est fortement présente en Bretagne, Pays de la Loire, Sud-Ouest et Massif Central.

Un bon comportement en 2e paille, un rendement paille supérieur au blé

Sa rusticité et sa hauteur de paille en font une espèce appréciée des éleveurs. Ainsi, le rendement paille du triticale est supérieur de 50 % à celui du blé tendre pour un rendement grain équivalent en 1re paille et supérieur en 2e paille. Il présente une très bonne résistance au froid courant tallage et s’adapte bien aux sols difficiles, sujets à l’hydromorphie. Il n’est pas sensible aux maladies du pied ce qui explique son bon comportement en 2e paille. La force du triticale réside également dans sa plus grande souplesse que le blé dans l’élaboration du rendement. En cas de peuplement épi insuffisant, il a la capacité de compenser en produisant un nombre de grains par épi important, jusqu’à 80 grains par épi !

Attention à la verse et à la germination sur pied

Cependant, le triticale n’est pas exempt de tout défaut. Si les travaux de sélection ont permis de réduire nettement sa sensibilité à la verse, le triticale présente un très fort risque de germination sur pied en cas de climat humide en fin de cycle. Le triticale est également très sensible à l’oïdium qui peut apparaître brusquement et causer d’importants dégâts. Les attaques de Geomyza tripunctata peuvent s’avérer fortement préjudiciables à la culture. Les larves de cette petite mouche pénètrent en mineuses à l’intérieur de la tige ce qui peut causer la destruction du maître-brin.

Un itinéraire cultural assez semblable au blé

La conduite du triticale se rapproche de celle du blé. La densité de semis doit néanmoins être revue à la baisse. Il ne doit pas dépasser 85 % de la densité de semis préconisé pour le blé tendre. Le triticale est en effet une espèce très couvrante et une densité de semis élevée n’apporte aucun bénéfice sur le rendement. Pire, il favorise la verse. Les besoins en azote sont également plus faibles pour le triticale : 2,6 kg d’azote par quintal contre 3 kg/q pour le blé tendre. La stratégie de désherbage est semblable à celle du blé bien qu’il y ait moins de produits autorisés sur cette espèce. Le même cortège d’adventices accompagne ces deux cultures. A noter toutefois que le triticale est une espèce plus étouffante et donc plus compétitive.

Un paysage variétal qui décroche ?

Concernant les maladies, leur nuisibilité globale est généralement plus faible sur le blé notamment par rapport à la septoriose (S. nodorum) et aux maladies du pied. En revanche, le triticale montre une plus forte sensibilité à l’oïdium et à la rouille jaune. La sensibilité de la culture aux rouilles est très variable d’une variété à l’autre. Mais attention, il convient de suivre attentivement le comportement de la sensibilité des variétés à la rouille jaune qui peut être très évolutif d’une campagne à l’autre. Les dernières années ont montré de fortes attaques de rouille jaune sur des variétés réputées résistantes jusqu’ici. Des problèmes nouveaux de rhynchosporiose font leur apparition également. Ces problématiques nouvelles remettent en cause la stratégie à un seul traitement positionné au stade sortie dernière feuille…

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