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Pas d’effet significatif du travail réduit du sol sur le stockage de carbone

28 décembre 2017

Bruno Mary, directeur de recherche à l’INRA, présente les résultats d’une étude qui compare les effets de différentes conduites du travail du sol sur le stockage du carbone.

Selon une idée reçue, le travail simplifié du sol permet de stocker le carbone en supplément dans tous les sols.

Or ce n’est pas toujours le cas, notamment dans les climats tempérés. Le stockage supplémentaire du carbone est réversible.

Un essai longue durée témoigne

Pour établir ce constat, une étude a été réalisée sur la base d’essais menés par ARVALIS – Institut du végétal à Boigneville (91) depuis une quarantaine d’années.

Dans cette étude, les stocks de carbone ont été régulièrement mesurés afin d’estimer leur évolution pour trois modalités de travail du sol : le labour annuel ; le travail superficiel ou simplifié, sans labour mais avec des opérations de préparation superficielle ; et le semis direct.

Stockage et déstockage du carbone

En comparant les résultats des trois modalités, il apparaît que du carbone a d’abord été stocké dans les situations de semis direct et travail superficiel. Au cours du temps, il y a eu des variations. Et 40 ans après le début de l’étude, il n’existe plus de différence significative entre les trois modalités. Il y a donc eu des épisodes de stockage et de déstockage du carbone dans les situations de travail réduit.

Ces épisodes seraient liés à des facteurs climatiques, notamment la pluviométrie.

En années sèches, davantage de carbone s’accumule en conditions de travail réduit, mais cet effet s’inverse lors d’années humides, où la décomposition du carbone s‘accélère.

L’effet du travail du sol réduit sur le stockage du carbone n’est pas totalement remis en cause. Il existe dans les climats plus secs/semi arides, comme en Espagne. Par contre, dans les climats tempérés, il faut désormais démontrer que les résultats obtenus à Boigneville sont généralisables à toute l’Europe de l’Ouest.

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24 commentaires 06 janvier 2018 par PLOUZE

c'est bizarre, arvalis préparerais donc les agris à faire tomber l'argument du stockage carbone pour accepter le retour du travail du sol permettant de se passer de glyphosate? arvalis bon élève du gouvernement? chez moi j'ai des tx de MO qui augmentent en continu depuis 2000 même en secteur non irrigué. systéme sd avec lisier de porcs, couverts détruits tardivement. les plus basses augmentations c'est o,o5% par an et les plus hautes 0,2% par an depuis 6 ans. nous avons lancé un programme de mesure grande échelle (10000 ha) qui pourra nous en dire plus.

01 janvier 2018 par MOUTARD

l'agronomie nous apprend que l'évolution de la mo se fait sur 50 ans. un changement technique n'est opérant qu'après une génération. Rémy Chaussod n'a t l pas démontrer aussi qu'il n'y a de différence entre labour tcs et sd quant au carbone par contre la répartition spatiale dans le sol de la mo se modifie. Nous savons aussi que les engrais verts font très très peu d'humus. et puis, il faut bien vendre des nouvelles machines 3 fois plus chères, payons d'avance les économies futures... combien d'articles techniques, combien de pub de matériels avancent les mêmes arguments simplistes, engrais verts = humus 'pour faire simple)

31 décembre 2017 par BASTIEN

Pourquoi avoir choisi ce titre au risque de le retenir comme une conclusion. Ma conclusion est ARVALIS n'a pas bien travaillé pour implanter ses couverts d'interculture. Alors remettez vous en cause et au boulot. Deux choses importantes: le Semis Direct et le Semis Sans Labour est une technique qui permet implanter les plus de couvert vegetaux et les plus beaux couverts avec le meilleur taux de réussitte, et ce sont les couverts vegetaux qui permette de stocker du carbone en plus des résidus de cultures. En effet en interculture courte si l'on labour il ne reste plus de temps pour implanter des couverts et en interculture longue on perd du temps et on assèche les sols ralongant le temps de levee des couverts et recoursisant d'autant la phase de croissance. Toute chose égale par ailleurs en fonction du contexte pedoclimatique. Deuxième chose dans l'essai longue durée d'Arvalis la phase de destockage du carbone est apparue avec la mise en place d'IRIGATION dans l'essai. Enfin dans les techniques combinées de reduction du travail du sol et d'implantation systèmatique de couvert d'interculture, On gagne de l'engrai pendant les phases de déstockage. L'agriculteur gagne ainsi en compétivité. Difficile d'évoluer même pour une institutions comme Arvalis ! Je conseille à ARVALIS d'aller voir leurs collègues Suisses qui semblent en avance sur eux..

31 décembre 2017 par VANDENDRIESSCHE

Damned !!! Vos propos ont du dérouter bien des agriculteurs qui avaient le souci de s'inscrire dans un projet environnemental de captage de carbone et de fertilité de leur sol. Vous nous laissez au milieu du gué Pas tant que ça, puisque les photos illustrant vos propos montrent la parcelle labourée ou on distingue des coulées de ruissèlement. Un historique de l'évolution de la M.O. aurait été sympa. Vers ou voulez vous nous guider. soignez les agriculteurs car c'est vers eux que doivent aboutir vos recherches. merci Luc VDDriessche 27120 Boncourt luc. vdd@orange.fr

31 décembre 2017 par VANDENDRIESSCHE

Damned !!! Vos propos ont du dérouter bien des agriculteurs qui avaient le souci de s'inscrire dans un projet environnemental de captage de carbone et de fertilité de leur sol. Vous nous laissez au milieu du gué Pas tant que ça, puisque les photos illustrant vos propos montrent la parcelle labourée ou on distingue des coulées de ruissèlement. Un historique de l'évolution de la M.O. aurait été sympa. Vers ou voulez vous nous guider. soignez les agriculteurs car c'est vers eux que doivent aboutir vos recherches. merci Luc VDDriessche 27120 Boncourt luc. vdd@orange.fr

31 décembre 2017 par ROEDERER

Bof ! Ce n'est pas une surprise pour moi... Et, pendant que les ardents "défenseurs" de telle ou telle technique s'étripent (rien à envier a envier aux pires ayathollahs), les marchands de crédits carbone se frottent les mains: l'agriculture (lire: la production agricole) est le SEUL secteur économique qui ne peut PAS vendre ces crédits... curieux, non ? Simplement, cet aspect de notre métier est considéré comme un dû par la société (comme bien d'autres "services" tels l'occupation et l'entretien du paysage par exemple...). Pourtant, les plantes que nous cultivons fixent toutes du carbone atmosphérique, qu'elles soient cultivées en TCS, en SD ou même en labour (il est même avancé 12 tonnes de CO2 par hectare de blé à 80 qx...). Ce qui me trouble vraiment, c'est de voir combien on nous reproche nos émissions carboniques SANS jamais distinguer ce qui a été fixé de ce qui était fossile... Pour moi, l'arnaque est là, pas ailleurs: la production agricole est le SEUL secteur économique à fixer du carbone utilement, mais je ne crois pas avoir entendu ou constaté que les rendements (résultats de la fixation photosynthétique) soient trés différents d'une technique à l'autre. Dés lors, il n'est pas surprenant que les résultats des différentes techniques au sol soient trés éloignés les unes des autres...!

30 décembre 2017 par GUYOT

De mémoire es itinéraires ne sont pas tout à fait comparables (brulage de la paille au début de l'étude en SD) Maintenant un TCS ou un SD sans couvert peu difficilement augmenter la séquestration, Un couvert semble obligatoire, pour cela et biens d'autres raisons.

30 décembre 2017 par GUILLONNET

7 ans de sdsc , mêmes apports d effluents qu'avant, suppression apports de k et p , 1/3 de n en moins MAIS 1 point de mo en plus contrôlé par analyses de sol .

30 décembre 2017 par ASSERAY

cette étude n'est peut être pas à remettre en cause complètement , pour cela il faut connaître l'histoire cultural des sols, l'apport de matières organique ou pas par exemple, aussi depuis combien de temp les CIPAN ont été intégré dans la rotation , pour en juger les résultats comme les conséquences. pour ma part je pratique le travail simplifié de mes sols depuis quinze ans, avec apport de MO, et introduction des CIPAN depuis 7 ans. J'ai gagné 1 point de MO, source comparative de mes analyses de sols , depuis cette pratique, et , gagné en moyenne annuelle 10-15% de productivité en rendement comme en qualité de mes céréales depuis 10ans. Bien sur je suis passé par une période (année 3-4-5) difficile ,tant en gestion des caroubes ,que des graminées et autre adventices. mais maintenant, l'équilibre est installé, les rendements sont là, la charrue a été vendu, et pour rien au monde je ferai marche arrière quelque soit les études. Denis

30 décembre 2017 par DAROT

c'est le carbone ou c'est l'INRA qu'il faut juger... l'INRA s'arque boute sur la haie et les arbres alors que nous savons tous que les problèmes viennent de là. Altises , pucerons ou autres palombes qui ravagent nos cultures; le prédateur arrive toujours avant l'auxiliaire et se conserve dans les haies...... Elle est complètement passée a coté des couverts végétaux et de la vie du sol. Pour moi ils se sont juste trompés de trois petits mètres.. Toutes les avancés viennent du terrain et de la réflexion de personnes ou de groupes de travail totalement indépendantes mais surtout privées et ça a le don de les énerver un article comme ça est purement alimentaire et le danger c'est qu'ils sont encore écoutés par nos représentants politiques.

30 décembre 2017 par Chene

Erreur : je m'adressais à Fourdinier et non à Gardinier

30 décembre 2017 par Chene

Attention monsieur ou madame (?) Gardinier l'adjectif "septique" s'emploie pour une fosse ou un champ...opératoire, il est préférable de dire ou d'écrire "sceptique".

30 décembre 2017 par CLOITRE

L'analyse est un peu succincte , car il faut voir le bilan globale avec les interventions mécaniques en plus que demande le labour ... Qu'il n'y ait pas plus de stockage , cela montre que notre sol fonctionne bien . Pour ma part , la dégradation des pailles est très rapide car tout un monde du sol compte sur cette mise à disposition pour se nourrir pendant l'intersaison et les couverts sont un passage obligé .surtout si la période d'interculture est longue . D'accord avec vous ! On se demande si c'est pas pour condamner le glyphosate. Bernard

30 décembre 2017 par MAURICE

cette étude est intéressante car elle apporte une réponse scientifique à des interrogations certes un peu datées. Il apparait aujourd'hui intuitivement et pour de nombreuses raisons que les techniques simplifiées doivent étre utilisées avec application de couverts végétaux. Il reste aux instituts tels que l'INRA ou ARVALIS à nous apporter les résultats scientifiques de ces pratiques. Avec de nombreux bémols toutesfois: ces pratiques nécessitent de pouvoir controler voire stopper les couverts adventices voire parasites par des moyens autres que mécaniques glyphosates insecticides molluscides. Grégoire

29 décembre 2017 par CAUBIOS

pourquoi ressortir aujourd'hui une étude qui date et n'a aucun sens le sd c'est avec des couverts !

29 décembre 2017 par FOURDINIER

en étant réducteur, cela viendrait à dire que la prairie est égale au labour!!!! je suis septique sur la véracité de cette vérité, venant de l'NRA.

29 décembre 2017 par GHEWY

Effectivement, comparons toutes choses égales, le système mis en expérimentation à Boigneville n'est pas un itinéraire en Agriculture de Conservation, Le simple fait de remplacer la charrue n'a jamais permis d'augmenter durablement la teneur en carbone d'un sol Mais l'ensemble des mesures associées ( couverts, fertilisation organique, réduction des phytos, respect de la microbiologie des sols..) + réduction du travail du sol crée une synergie stockant du carbone. Les travaux de Bruno Mary sur la station Inra de Laon le démontrent tout comme ceux de la plate-forme d'Oberacker en Suisse ou les diverses résultats sur nos exploitations.

29 décembre 2017 par ARMAGEDDON

Un peu réductrice effectivement cette étude. Dans les débats sur le glyphosate, il est avancé que les TCS avec ou sans CV, pour lesquelles l'usage du G. est incontournable, présentent entre autres nombreux atouts celui d'améliorer le stockage du carbone dans le sol. C'est comme si cette étude voulait venir couper l'herbe sous le pied du glyphosate ! De l'INRA?!

29 décembre 2017 par ROUSSEAU

Je connais le dispositif de Boigneville. Il n’y a eu de couverts que récemment. J’insiste, du SD sans couvert n’a aucun sens.

29 décembre 2017 par DAPVRIL

Le monsieur, te dis que "à toutes choses égales", conduite de cultures, engrais vert, couvert, culture etc..., sauf le travail du sol. il n'y a pas de différence sur le stockage du carbone dans les sols, selon le type de travail du sol. C"est le climat qui est maître dans nos zone tempérée.

29 décembre 2017 par ROUSSEAU

Je suis d’accord avec le commentaire précédent. Ce ne sont pas des types de travail du sol qu’il faut comparer, mais des systèmes. Les praticiens de l’ACS savent pertinemment que semis direct s’accompagne de 3 vertus: minimum de perturbation, couverture systématique du sol, et rotations longues. Dans ce cas, on stocke tendanciellement du C

29 décembre 2017 par ROUSSEAU

Je suis d’accord avec le commentaire précédent. Ce ne sont pas des types de travail du sol qu’il faut comparer, mais des systèmes. Les praticiens de l’ACS savent pertinemment que semis direct s’accompagne de 3 vertus: minimum de perturbation, couverture systématique du sol, et rotations longues. Dans ce cas, on stocke tendanciellement du C

29 décembre 2017 par FRANCOIS

bonjour Une approche scientifique rigoureuse pertinente.. Ces résultats doivent être pris comme éléments de réflexion sur la "durabilité" des systèmes agricoles, Sujet beaucoup plus vaste.! JLF

29 décembre 2017 par PEIGNE

bonjour, Quel est le but de cet article ? J’ai du mal à en saisir la pertinence. Comparer de la sorte labour, tcs et sd n’a pas de sens. Ceux qui pratique le sd mettent en œuvre d’autres leviers que le minimum de perturbation du sol, les couverts notamment, mais aussi un allongement de la rotation, une baisse des phytos dans le but de mettre le sol en première préoccupation car de lui viendra la fertilité, la rentabilité et par la même la perenité du système. Or, au bout d’un certain temps en sdscv, DANS LES FAITS, on observe bien une augmentation du taux de MO dans nos sols. Pourquoi continuer à sortir de tels articles, je le redemande. Pourquoi ne pas étudier les systèmes qui parviennent effectivement à stocker plus de carbon dans le sol tout en étant durable à tout point de vue, et d’abord économiquement, car en tant que chef d’entreprise, la première responsabilité est la perenité de cette dernière.

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