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Avance des stades du maïs Messagerie Alsace

Le point sur l’état des maïs en début d’été

16 juillet 2020

Les maïs alsaciens sont à des stades proches de la médiane historique, avec des floraisons femelles actuellement en cours dans une grande majorité des parcelles.

Les semis de maïs ont démarré sur les chapeaux de roues début avril : 90 % des surfaces étaient semées au 20 avril. En profitant du temps sec, quasiment tous les maïs grain étaient mis en terre à la fin du mois. De rares surfaces de maïs fourrage ont suivies des ray-grass ensilés au mois de mai.

Figure 1 : Pourcentage de surfaces semées entre le 25 mars et le 9 mai 2020

La sécheresse du mois d’avril n’était pas favorable à la préparation des parcelles. On a vu des irrigations avant semis et de nombreuses irrigations juste après, pour favoriser une levée homogène.



Comme 65 % des maïs alsaciens ne sont pas irriguées, 2020 est marqué par l’extrême hétérogénéité des levées… Ce d’autant plus que le semis était peu profond et la terre peu émiettée (présence de mottes). Cela se voit moins maintenant, mais le décalage des dates de floraison est réel et l’humidité sera très certainement hétérogène dans la parcelle à la récolte.

Des stades proches de la médiane historique

Les alternances de températures de mai-juin ont pu mettre à mal la croissance précoce des plantes (figure 2). Pour un semis du 15 avril, la somme de températures efficaces pour le maïs (seuil 6-30°C) est de 955°C au 10 juillet 2020, contre une médiane des 20 dernières années à 926°C. C’était 905°C en 2019 et 1085°C en 2018. Au final, les stades des maïs sont proches de la médiane historique avec des floraisons femelles actuellement en cours dans une grande majorité des parcelles.

Figure 2 : Températures (°C) et pluviométrie (mm) du 25 mars à début juillet 2020 - station météo de Colmar Meyenheim

Des ravageurs à surveiller

Alors que les taupins et autres oscinies ont fait plus ou moins fait parler d’eux, ce sont surtout les corbeaux et les sangliers qui ont ravagé certaines parcelles. L’absence de solutions dignes de ce nom est un gros souci. Une enquête sur la façon de diminuer le risque sanglier est en cours au niveau national. Pour les corbeaux, s’il semble y avoir quelques différences entre traitements de semences, cela n’est pas très net. Affaire à suivre de près.

Quant aux vols de pyrale, ils ont débuté relativement tôt dans la région dans le secteur le plus chaud (plaine entre Colmar et Mulhouse), laissant penser qu’il s’agissait du 1er vol de la race bivoltine identifiée ces dernières années. L’alternance de températures a ralenti les captures et le pic de vol estimé de la race monovoltine (dominante dans la région) se situe vers le 10 juillet, c’est-à-dire comme d’habitude.

Et la suite ?

Les floraisons femelles sont en cours dans la majorité des parcelles et les 3 semaines à venir seront déterminantes dans la bonne fécondation et la formation des grains. Le stade limite d’avortement des grains (SLAG) se situera entre le début et la mi-août selon les secteurs. ARVALIS et la Chambre d’Agriculture seront à pied d’œuvre dès le 17 août pour procéder au premiers suivis de l’état d’humidité des grains et de l’estimation du potentiel des parcelles, car les grains présents à cette date le seront jusqu’à la récolte. Il restera alors à les remplir. Rendez-vous en fin d’été !

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