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Parcelle de blé début montaison Messagerie Bretagne

Le point sur l'état des céréales en début de montaison

08 avril 2021

Après un début de campagne favorable à une bonne implantation, où en sont les céréales à paille en termes de développement et de pression parasitaire à fin mars ?

Un début de campagne doux et sec

La campagne 2020/2021 se positionne à ce jour proche de la campagne 2018/2019 avec une tendance « chaud et sec » (figure 1).

Côté pluviométrie, la campagne s’illustre par de forts écarts mensuels : pluviométrie très excédentaire en octobre et décembre mais déficitaire sur les autres mois. A noter un très fort déficit sur le mois de mars, à seulement 30 % de la médiane.

Quant aux cumuls de températures, ils sont assez proches d’une année normale. Le mois de mars a été plus froid, avec des températures gélives, ce qui a ralenti la végétation. Contrairement aux deux campagnes précédentes, le nombre de jours de gel est proche de la normale entre le 25 octobre et le 31 mars, sans conséquence sur la végétation.

Figure 1 : Positionnement de l'offre climatique de la campagne 2020-2021 par rapport à la médiane (1997-2020) – Station de Pontivy (56)

Source : ARVALIS / Météo France.

Du côté des stades, ils sont proches d’une année médiane : les céréales sont entre le stade fin tallage et 2 nœuds pour les plus précoces (figure 2).

Figure 2 : Date moyenne épi 1 cm blé tendre pour des semis octobre - début novembre, toutes précocités confondues – Site de Bignan (56)

Une fertilisation azotée parfois mise à mal par le sec

Les reliquats azotés sont dans la moyenne. Dans la majorité des situations, les céréales sont pour l’instant correctement alimentées en azote, notamment grâce à une minéralisation soutenue pendant l’automne et un développement racinaire suffisant pour prélever l’azote disponible dans le sol.

La faible pluviométrie enregistrée depuis début mars n’a pas permis une bonne valorisation des apports effectués après le 12 mars. Cette situation pourrait se dégrader si des pluies ne sont pas annoncées dans les prochains jours.

Figure 3 : Valorisation des apports azotés depuis le 20 février 2021 en fonction de la station météo

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Source : ARVALIS / Météo France

De la rouille naine présente sur variétés d’orges sensibles

Sur orge, la présence de rouille naine est signalée sur variétés sensibles (Maltesse, LG Zodiac, Rafaela, Amistar…). Mais la nuisibilité de cette maladie est faible avant le stade 1 nœud. Si la maladie est toujours présente à ce stade, une intervention peut être envisagée. Pour évaluer le risque, on observera les 3 dernières feuilles déployées du moment sur 20 tiges dans la parcelle soient 60 feuilles au total. Les seuils d’intervention sont fonction de la sensibilité variétale :
► Pour une variété très sensible : intervenir dès que plus de 10 % des feuilles sont atteintes (6 feuilles sur 60 porteuses de pustules).
► Pour une variété moyennement ou peu sensible : n’intervenir que lorsque plus de 50 % des feuilles sont atteintes (plus de 30 feuilles porteuses de pustules).

En présence importante de rouille naine, il est recommandé d’adapter le traitement en ajoutant un triazole (metconazole, tébuconazole, prothioconazole ou cyproconazole* – attention, ce dernier est non mélangeable).

* : attention à veiller à l’alternance des matières actives

Sur blé, la situation sanitaire est saine, les conditions sèches actuellement ne sont pas favorables au développement de l’oïdium et de la septoriose. A noter quelques signalements de rouille jaune sur la bordure maritime nord mais sans gravité à ce jour.

Des ray-grass et séneçons parfois encore en nombre

Dans la majorité des situations, les désherbages d’automne où de sortie d’hiver ont été efficaces. Toutefois, on note une pression importante de ray-grass ou de séneçons dans certaines parcelles. Dans ces situations, il est probable que les cas de résistance aux herbicides à base de sulfonylurées soient nombreux. Il est donc nécessaire de mettre en œuvre les leviers agronomiques les plus adaptés à chaque situation dès l’automne prochain et d’intervenir en prélevée ou postlevée de la céréale avec des matières actives adaptées.

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