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Céréales au stade tallage en décembre 2018 en nord-Aquitaine Messagerie Nord-Aquitaine

Le point sur l'état des céréales avant l'hiver

20 décembre 2018

Les conditions climatiques de l'automne ont été favorables à l'implantation des céréales, qui font actuellement face à une forte présence de pucerons. Côté désherbage, intervenir dès que possible s'il n'a pas encore été réalisé.

De bonnes conditions d’implantation

Les semis ont été réalisés dans de bonnes conditions après la reprise des pluies de la première quinzaine d’octobre. Une majorité des surfaces a été semée les derniers jours d’octobre, dans un créneau habituel pour notre secteur. A partir du 15 novembre, une seconde période favorable a permis d’atteindre cette année encore une surface céréalière importante ; d’autant que les résultats des cultures de printemps ont pu être décevants. Cette période a aussi été propice aux semis des céréales en agriculture biologique. La régularité sans excès des pluies et les températures douces ont permis aux céréales de s’implanter dans des conditions favorables, y compris pour les semis les plus tardifs qui ne sont pas toujours aussi réguliers à cette époque de l'année, souvent marquée par des excès d’eau.

Figure 1 : Positionnement de l’année en pluie et température moyenne – station de Bergerac CDM – du 25 octobre au 15 décembre


Figure 2 : Pluies et températures sur la station de Bergerac

Une forte présence de pucerons d’automne

Le bémol de cette première phase de cycle est sans conteste la forte présence de pucerons. Elle est restée élevée tout au long du mois de novembre et n’a ralenti que fin novembre avec les premiers froids. Les semis de mi-novembre sont donc également susceptibles d’avoir été colonisés.

A partir de quelle température les pucerons sont-ils tués ?

Les colonies de pucerons sont détruites à partir de -5°C pendant plusieurs jours. Lorsque les températures sont au-dessus de ce seuil, les pucerons peuvent survivre dans les parcelles. Ils prolifèrent lorsque la température moyenne est supérieure à 5°C, et se remettent à coloniser de nouveaux territoires si les températures augmentent à plus de 10°C.

Faut-il encore intervenir ?

Attention en cas de période de redoux, les cultures sont à observer jusqu’à fin tallage. Lorsqu’une protection a été réalisée seules les feuilles présentes au moment du traitement sont protégées. Le traitement ne se fait qu’en cas de présence avérée des pucerons. Le seuil d’intervention est de 1 colonie pour 10 plantes (10 % de colonisation) ou si les insectes sont présents depuis plus de 10 jours dans une quantité proche du seuil.

Comment observer mes parcelles ?

Avec les conditions climatiques actuelles, les observations sont plus difficiles : prélever une vingtaine de plantes à différents endroits (traverser la parcelle en diagonale) et les enfermer dans un sac de plastique transparent placé près d'une source de chaleur. En cas de présence de pucerons, les insectes seront très rapidement visibles sur les parois du sac. Privilégier en premier lieu les parcelles les plus à risques (parcelles abritées)

Désherber si nécessaire

Les conditions climatiques ont permis la réalisation de désherbage d’automne en prélevée ou au stade 1 à 3 feuilles. Les petites gelées de la dernière décade de novembre ont pu impacter ponctuellement la sélectivité des interventions réalisées au cours de cette période. Même si ces phytotoxicités peuvent être visuelles, elles sont rarement dommageables pour le rendement, les céréales ayant de bonnes capacités de compensation à ce stade. Par ailleurs, les biomasses actuelles sont rarement limitantes.

Les problèmes de phytotoxicité les plus graves sont généralement observés dans le cas de semis avec présence de graines à la surface notamment avec des positionnements d’herbicides en prélevée. Les semis à la volée ont tendance à conduire à des profondeurs de semis hétérogènes avec des graines mal enterrées : un roulage après le semis permet de régulariser le semis.

Pour les parcelles qui n’auraient pas encore été désherbées, il faut intervenir dès que possible, sur adventices encore jeunes. Au-delà de 3 feuilles des graminées adventices, les interventions avec des herbicides racinaires ne sont plus suffisamment efficaces. En cas de salissement important et notamment en présence de graminées résistantes (groupes HRAC A et B) ou de vulpies, il est cependant fortement recommandé de ne pas reporter le traitement à la sortie de l’hiver. On choisira alors de préférence une base chlortoluron (vulpie, ray-grass) ou une base prosulfocarbe.

Tableau 1 : Efficacités de quelques solutions herbicides sur plusieurs adventices

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