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Le Maghreb : une opportunité pour le blé dur français

16 octobre 2014

A l’occasion de la 16e journée technique de la filière blé dur qui s’est tenue le 23 janvier 2014 à Montpellier, Yann Lebeau, directeur du bureau Maghreb-Afrique de France Export Céréales a rappelé les différents modes de consommation du blé dur au Maghreb. Pour lui, la France a une carte à jouer sur ce marché de proximité.

Une demande à couvrir de l'autre côté de la Méditerranée

Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sont parmi les principaux consommateurs mondiaux de blé dur. Mais ils l’utilisent différemment : au Maroc, le blé dur est principalement utilisé pour fabriquer du pain, les Algériens le transforment en couscous et les Tunisiens en pâtes.

La demande est là… à trois jours de bateau des côtes françaises ! Paradoxalement, la production de blé dur diminue en France et les pays d’Afrique du Nord font appel à des origines demandant parfois 25 jours de bateau.

Pourtant, c’est un marché pérenne car ces pays ne produiront jamais assez de blé dur pour couvrir leurs besoins. Il est donc important que les blés français soient parmi les premiers fournisseurs pour ces destinations.

Des exigences qualité proches du marché français

Aujourd’hui, l’accès à ces marchés ne semble pas différents des livraisons effectuées auprès des industriels français, à quelques spécificités propres à chaque destination. Au Maroc par exemple, ce ne sont que des organismes privés qui ont l’habitude d’acheter les meilleurs blés durs du marché mondial ; ils ont donc des exigences de qualité supérieures à la moyenne. Les Algériens effectuent leurs achats principalement par l’office d’Etat, leur demande est très proche des exigences du marché français. Quant à la Tunisie, elle accepte des niveaux de qualité globale légèrement inférieurs mais a des exigences élevées en termes de moucheture (pas plus de 2 % de grains mouchetés).

Contrairement au blé tendre, le blé dur français ne bénéficie pas d’une aura particulière auprès des acheteurs maghrébins. Mais la France a une carte à jouer. Elle l’a déjà prouvé les années passées lorsque 700 000 tonnes de blé dur français étaient exportées notamment en Algérie et au Maroc.

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