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La femelle doryphore pond ses œufs sur une feuille de pomme de terre. Pomme de terre

Le doryphore, un ravageur nuisible au rendement

13 juin 2013

Le doryphore est un ravageur nuisible sur pomme de terre. Pour réduire les populations, il faut en premier lieu mettre en œuvre des mesures prophylactiques : délai de retour de quatre ans entre deux pommes de terre, destruction des repousses et des tas de déchets. Ces mesures doivent être complétées d’un traitement insecticide efficace.

Le doryphore est une espèce d’insectes de l’ordre des coléoptères et de la famille des chrysomélidés. C’est un phytophage inféodé aux plantes de la famille des solanacées, dont la pomme de terre fait partie. La nuisibilité du doryphore sur le rendement peut être très élevée. Il réduit aussi bien le nombre que le poids des tubercules. Des expérimentations en conditions semi-contrôlées (cages en extérieur) menées par ARVALIS – Institut du végétal en 2010 et 2011 ont mis en évidence que 40 larves par plantes diminuaient le rendement de 50%.

Un ravageur vorace tout au long de son cycle

Le doryphore est vorace tout au long de son cycle. L’adulte s’alimente pendant 1 mois et dévore jusqu’à 120 cm2 de feuilles, tandis qu’une larve se développe en 3 et 4 semaines et dévore 40 cm2 de feuilles. Au début du printemps, quand la température du sol atteint au minimum 10°C, les adultes survivants qui ont hiberné en profondeur dans le sol sortent de la période de diapause et se dirigent aussitôt vers les plantes hôtes pour s’alimenter. Les doryphores adultes sont très mobiles. Ils peuvent se déplacer par le vol sur des dizaines de kilomètres. De plus, leur fécondité est très élevée. Une femelle adulte peut pondre jusqu’à 800 œufs par paquet de 30 à 50 œufs. Les jeunes larves, très voraces, naissent au bout de 10 à 15 jours et se nourrissent de feuilles. A défaut de pommes de terre, le doryphore peut attaquer d’autres solanacées cultivées (tomate, aubergine) ou sauvages (morelle noire, douce-amère, datura). Après trois mues, la larve a terminé son développement. Elle descend alors dans le sol et s’enterre à environ 10 cm de profondeur pour se transformer en nymphe, puis en insecte adulte. Les adultes de la nouvelle génération peuvent entrer dans un nouveau cycle de reproduction en été dans le Sud de la France ou bien, en fin de saison, s’enterrer pour entrer en diapause. En France, il y a généralement une seule génération dans le Nord, et potentiellement deux dans le Sud si les insectes trouvent des plantes relais à végétation plus tardive comme les tomates ou les aubergines.


Des mesures prophylactiques pour réduire les populations

En premier lieu, pour réduire les populations, il faut mettre en œuvre des mesures prophylactiques. Un délai de retour des pommes de terre d’au minimum quatre ans est nécessaire pour éliminer les adultes hivernant dans le sol. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut veiller également à éliminer les repousses et tas de déchets, où les premiers doryphores se concentrent et s’alimentent. L’absence de tout travail du sol en été est également une mesure efficace pour perturber le cycle des doryphores. En effet, le sol en durcissant entrave la pénétration des larves ce qui les empêchent d’achever leur cycle. En cas de présence avérée de doryphore, il est conseillé de planter tôt les pommes de terre pour limiter l’infestation. La destruction précoce des fanes supprime une source de nourriture pour les doryphores.

Des insecticides efficaces

Si les mesures prophylactiques sont indispensables, elles ne sont souvent pas suffisantes à cause du déplacement de l’insecte par le vol. L’application d’un insecticide doit s’envisager. Le traitement est conseillé dès l’observation en bordure de champ de deux foyers pour 1000 m2 observé. On considère qu’un foyer s’est formé lorsqu’une ou deux plantes portent au moins 20 larves. Il existe sur le marché des spécialités insecticides efficaces sur tous les stades. Pour plus de précision, consultez le dépliant « Protection des pommes de terre : lutte contre les maladies, les ravageurs, les mauvaises herbes, le défanage et la germination 2012 ».

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