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Maïs grain

Le broyage et l’incorporation des résidus réduit le risque sanitaire

31 octobre 2013

Plus le volume de résidus laissés en surface après la récolte de maïs grain est élevé, plus le risque sanitaire pour les cultures suivantes (céréales ou maïs) est important. Un broyage fin suivi d’une incorporation superficielle s’impose pour accélérer leur dégradation.

Dans le cas d’une succession maïs - blé

Pour implanter un blé derrière un maïs grain, la gestion des résidus de ce dernier est importante, en particulier si aucun labour n’est réalisé. La présence importante de débris végétaux dans le lit de semences peut être un obstacle à la levée du blé. En situation où un travail superficiel est réalisé, le broyage et l’enfouissement des résidus facilitent le fonctionnement des semoirs conventionnels ou rapides à disques et le positionnement des semences de blé.

La gestion des résidus de maïs a aussi un impact sur le risque de contamination des grains de blé par le deoxynivalénol (DON). Plus ils sont broyés finement et enfouis et moins ils seront encore présents au mois de mai sous la culture de blé, réduisant ainsi le risque de contamination des épis par les ascospores de Fusarium graminearum. Ce champignon qui peut être présent sur maïs est aussi un des agents responsable de la fusariose des épis du blé et de la production de DON.

D’autres facteurs influencent également le développement de ce pathogène : le climat en premier lieu mais également le choix de la variété de blé ou encore le traitement fongicide (matière active, positionnement). Pour un blé implanté sans labour, avec un précédent maïs grain, le choix d’une variété peu sensible au risque DON est impératif. Le broyage fin et l’incorporation des résidus limiteront les risques de contamination en cas de météo pluvieuse autour du stade épiaison-floraison.

Tableau 1 : Impact du travail du sol et du mode de gestion des résidus de maïs grain
sur les teneurs en DON du blé suivant
- Essai de Boigneville (91) de 2007 à 2011

Technique d’implantation du blé Broyage puis labour Broyage puis rotavator Semis direct puis broyage Semis direct
Teneur en DON
(en % du labour)
100 149 222 533

Dans le cas d’une succession maïs - maïs

Le broyage et l’incorporation des résidus sont également fortement recommandés. Soigneusement réalisées, ces opérations permettent d’atteindre plusieurs objectifs :

  • réduire le risque mycotoxines sur le maïs suivant en favorisant la décomposition des résidus, support de conservation des fusarioses (F. graminearum et F. verticillioides) ;

  • limiter le développement des maladies foliaires (helmintosporiose fusiforme et kabatiellose) dont les spores se conservent sur les résidus ;

  • lutter contre la pyrale en blessant les larves ou nymphes et en favorisant leur parasitisme. Un broyage réalisé tôt après la récolte, détruit des larves et en expose d’autres au froid hivernal, aux prédateurs et aux parasites ;

  • faciliter l’implantation du maïs suivant, avec des résidus moins gênants ;

  • réduire les fuites d’azote en piégeant de l’ordre de 20 à 30 kg d’azote minéral. Le rapport C/N élevé des cannes de maïs favorise la réorganisation de l’azote minéral présent dans le sol. Un bon contact entre le sol et les résidus va accélérer la dégradation des résidus par les micro-organismes du sol. Cette pratique, autorisée dans le cadre de la directive nitrates, peut se substituer à l’implantation d’un couvert en interculture, peu performant après maïs grain.

Figure 1 : Viabilité des spores de fusarium
en fonction du mode de gestion des résidus de maïs grain

Quel matériel pour le broyage ?

On cherchera un broyage le plus fin et le plus bas possible permettant une bonne dégradation des résidus.

  • un broyeur tracté à axe horizontal est le matériel qui réalise le meilleur travail, mais il reprend mal les tiges écrasées à la récolte ;

  • le broyage sous les becs de la moissonneuse peut être un compromis intéressant et peu coûteux. Cependant cette technique ne permet pas un broyage très fin et très bas et peut s’avérer insuffisante, notamment pour limiter les risques de fusariose et de pyrale.

En situation à risque fort, par exemple pour un semis de blé implanté sans labour après un maïs grain, les deux types de broyages successifs peuvent être nécessaires.

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3 commentaires 03 novembre 2013 par CORNET

pour repondre à guyot une decompositon aerobie est bien sur superieure à une decomposition anaérobie ( labour) ce sont d'ailleurs les fusarioses qui decomposent les pailles de mais en tcs et sd perso je pratique le sd apres broyage sous bec et de la fusa j en ai plein ( plus ou moins ok je perds du rdt mais le semis est plus vite realisé la portance conservée la resistance a la pluie aussi les pailles broyées constituent un mulch

02 novembre 2013 par GUYOT

On parle de décomposition des résidus de maïs. Il n'est jamais comparé des vitesses de décompositions. En TCS, voir SD depuis de nombreuses années les pailles et les couverts d'inter-cultures se décomposent bien mieux que chez mes voisins en traditionnel, qu'en est il dans ces situation des fusarioses. Une fois des pailles de maïs digérées par le système l'on ne retrouve quasiment rien que quelque tige dans le blé.A quand des essais dans des sols avec un recul en TCS ou SD

01 novembre 2013 par RELET

le broyage sous bec est le meilleur broyage que j'ai pu constater ,tant au point de vue finesse que au point de vue qualite , il ne reste aucune tige contrairement au broyeur axial derriere tracteur , le bec utilisé est un bec espganol de marque maya

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