En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus adaptés à votre région et réaliser des statistiques.

En savoir plus
Semis de blé en action Messagerie Centre & Ouest

Le blé dur, une céréale à paille compétitive cette année

17 octobre 2019

A l’heure des derniers arbitrages quant au choix de l’assolement en céréales d’hiver, différents éléments de marché sont très favorables cette année au blé dur.

Dans les bassins de production traditionnels du blé dur, le choix de cultiver cette espèce et sa proportion dans la sole se fait bien souvent au regard de sa compétitivité vis-à-vis des autres céréales à pailles (orge d’hiver, orge de printemps, blé tendre…).

Des prix compétitifs pour le blé dur

Les prix augmentent significativement depuis la récolte. Plusieurs signaux positifs sont à noter pour la filière blé dur :
- des récoltes nord-américaines retardées par les pluies et la neige, avec une qualité a priori fortement dégradée,
- une baisse des prix des orges (fourragères et brassicoles) liée à une offre supérieure à la demande cette année,
- un marché du blé tendre lourd dans un contexte de marché mondial bien équilibré cette année.

Au niveau mondial, la consommation de blé dur est cette année supérieure à la production, ce qui n’était pas arrivé depuis 4 ans. Cela implique une réduction des stocks mondiaux des principaux exportateurs.

Avec une production en quantité et de très bonne qualité, le blé dur français se porte donc bien ces derniers temps, ce qui permet d’envisager assez sereinement la culture pour les semis 2019.

Figure 1 : Cours des céréales depuis 3 ans (FranceAgriMer)

Figure 2 : Rapport des prix blé dur / blé tendre des récoltes 2011 à 2019 (estimation)

Un différentiel de marge brute en faveur du blé dur

Pour comparer la pertinence économique d’une culture par rapport à une autre, le différentiel de marge brute* est le meilleur indicateur de choix. Celui entre le blé tendre et le blé dur est très variable et dépend essentiellement de l’écart de prix de vente des deux cultures.

Après trois ans de différentiel négatif, 2019 marque le retour d’un blé dur plus rémunérateur que le blé tendre, avec un écart de marge brute qui revient sur des niveaux vus en 2013 (figure 3).

Figure 3 : Evolution du différentiel de marge brute* entre le blé dur et le blé tendre

Source : Observatoire ARVALIS-Unigrains à partir des donnée CerFrance

* marge brute = (prix * rendement) + aides couplées + aides découplées – charges appros.

Les prix sont ceux payés aux producteurs et prennent donc en compte la qualité annuelle.

Blé améliorant vs blé dur ?

Les assolements de blé dur peuvent être réduits en faveur de blés améliorants ou de force, qui peuvent parfois être plus compétitifs pour un risque de déclassement réduit. Cependant cette filière est très contingentée en termes de volumes et l’explosion des surfaces constitue un risque de saturation du marché.

La culture des blés améliorants et du blé dur peut donc être complémentaire, avec des risques partagés (l’un sur le volume, l’autre sur la qualité).

Réagissez !

Merci de vous identifier pour commenter cet article

1 commentaires 18 octobre 2019 par CHARGEDAVOINE

Quand est-il de la disponibilité en semence au 15 Octobre ! il est principalement là le problème .

  • ARVALIS - Institut du végétal
    • 3, rue Joseph et Marie Hackin
      75016 PARIS
      Tél : + 33 (0)1 44 31 10 00
      Fax : + 33 (0)1 44 31 10 10