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Jaunisse nanisante de l’orge

La vigilance est toujours de mise

03 février 2010

La jaunisse nanisante de l’orge, une des maladies les plus sévères à l’automne pour l’orge, est provoquée par un virus transmis par des pucerons. Elle peut être contrée avec la lutte chimique, mais aussi avec quelques précautions agronomiques.

La jaunisse nanisante de l’orge est une des maladies les plus sévères à l’automne pour les céréales à paille et particulièrement l’orge. Elle est provoquée par un virus transmis par des pucerons. Ce virus transmis par les pucerons circule dans la sève de la plante malade, puis est ingéré par les pucerons, finalement stocké dans les glandes salivaires et transmis à une autre plante lors de piqûres alimentaires ultérieures. Parmi les facteurs favorables aux attaques de pucerons, on peut noter les semis précoces, un automne doux, des parcelles abritées, et la présence de repousses de céréales, de friches/jachères ou de maïs à proximité de la parcelle. Les plantes sont sensibles de la levée à fin tallage, avec une sensibilité accrue au stade jeune. La surveillance doit être accrue durant toute cette période. La présence de la JNO se caractérise par :

► Un jaunissement des feuilles débutant à l’extrémité, visible 15 j à 1 mois après inoculation du virus,
► Un port plus droit des feuilles malades,
► Un nanisme des plantes,
► L’aspect moutonné de la parcelle à la montaison,
► L’absence d’épiaison et la présence de grains mal formés.

Les effets négatifs de la JNO peuvent aller jusqu’au retournement de la culture.

Combiner lutte chimique et agronomique

Dans les situations à risque (notamment semis précoce), la protection des semences avec un insecticide systémique (néonicotinoïde) permet de lutter efficacement contre cette maladie.

En végétation, on peut utiliser un traitement aérien à base de pyréthrinoïdes au seuil de 10 % plantes colonisées par au moins 1 puceron (seuil SRPV). En dessous de ce seuil, intervenir si les pucerons sont encore observés au bout de 10 jours quel que soit leur nombre.  Ne pas traiter par rapport à un stade mais seulement en présence des pucerons (un traitement trop précoce serait une assurance illusoire : l’insecticide appliqué en végétation agissant par contact, les nouvelles feuilles formées après traitement ne sont pas protégées). Après un traitement, il ne faut pas négliger la surveillance si les conditions climatiques restent favorables. Un renouvellement du traitement peut être nécessaire compte tenu de la persistance d’action des produits (2 à 3 semaines) et de l’évolution des plantes. Sur des parcelles à fort potentiel, un traitement relais en végétation peut également être valorisé face à des colonisations tardives, si le stade de protection assuré par le traitement de semences est dépassé (environ mitallage).

Du côté de la lutte culturale, notons que la variété Atenon est tolérante à la JNO. Il est également possible de retarder la date de semis, d’augmenter la densité de semis et d’assainir la proximité de la repousse (élimination des repousses…).

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