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Miniature symptôme d'helminthosporiose sur orge Note commune INRA / ANSES / ARVALIS 2014

La résistance de l'helminthosporiose de l'orge aux SDHI gagne du terrain

24 février 2014

Où en sont les résistances aux fongicides utilisés en céréales à paille ? Comment limiter leur développement et maintenir des efficacités satisfaisantes ? Retrouvez les recommandations formulées par l’INRA, l’ANSES et ARVALIS – Institut du végétal dans l’édition 2014 de la note commune sur les résistances aux fongicides.

Pour la campagne 2014, la principale nouveauté développée dans cette note commune concerne l'émergence, en France et en Europe du Nord, de souches d’helminthosporiose de l’orge résistantes aux SDHI. Pour le moment, l’efficacité au champ de ces fongicides n’est pas affectée. Mais, comme pour le blé, la limitation à une seule application de SDHI par saison est recommandée sur l’orge.

Téléchargez l’intégralité de la note commune INRA / ANSES / ARVALIS.

Les bons réflexes pour limiter les résistances

• Préférer des variétés peu sensibles aux maladies et éviter d’utiliser des variétés de blé ou d’orge sensibles sur toute l’exploitation ;

• Diversifier les variétés à l’échelle de l’exploitation, de la micro-région et d’une année sur l’autre pour favoriser la durabilité des résistances génétiques ;

• Privilégier les pratiques culturales permettant de réduire le risque parasitaire (ex : rotation, labour, date de semis, gestion des repousses de céréales notamment dans l’interculture…) ;

• Ne traiter que si nécessaire, en fonction du climat, des conditions de culture, des modèles et des observations ;

• Raisonner le positionnement des interventions en fonction du développement des maladies grâce à des méthodes fiables d’observation et/ou de prévision du développement de l’épidémie ;

• Limiter le nombre d’applications chaque campagne avec des matières actives de la même famille. De même, dans le cas où une même matière active peut être utilisée en traitement de l’épi et en traitement des semences, éviter si possible de cumuler 2 traitements avec la même molécule ;

• Diversifier les modes d’action en alternant ou en associant les molécules dans les programmes de traitements, pour minimiser le risque de développement de résistance ;

• Recourir lorsque cela est possible et utile aux fongicides multisites, moins susceptibles de sélectionner des populations résistantes, en particulier sur septoriose ;

• Il est préférable de limiter l’utilisation des SDHI et des QoI, à une seule application par campagne ;

• Pour les IDM, les substances actives les plus efficaces peuvent être utilisées même en situation de résistance. Eviter de recourir à la même molécule, plus d’une fois par campagne. Par ailleurs, leurs performances seront améliorées en association avec des molécules ayant d’autres modes d’action, voire, dans le cas de mélanges, entre certains IDM complémentaires.

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