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Septoriose du blé

La progression de la résistance aux fongicides se stabilise en 2013

12 décembre 2013

Les souches de septoriose dites « émergentes », très résistantes à une ou plusieurs triazoles, apparues en 2008 en France, n’ont pas gagné de terrain en 2013.

Le spectre de résistance des souches de septoriose rencontrées en France a peu évolué en 2013. Les populations moyennement résistantes aux triazoles (TriMR) sont toujours largement majoritaires : elles sont présentes dans 78 % des 389 échantillons analysés par le réseau Performance en 2013.

Viennent ensuite les souches encore sensibles à ces molécules (TriLR), détectées dans 13,4 % des cas. Puis les phénotypes émergents complètent le tableau. Détectés pour la première fois en 2008, ces phénotypes affichent des niveaux de résistance élevée à toutes ou partie des triazoles. Malgré une légère augmentation, ils restent très minoritaires : leur fréquence est passée de 8 % en 2012 à 8,5 % en 2013. C’est une relative stabilisation comparée à la progression de ces souches entre 2010 et 2012 à l’échelle nationale.

Des souches très résistantes mais très minoritaires

Ces phénotypes émergents regroupent deux profils de souches : les MDR (multidrug resistant) et les non-MDR. Les premières présentent d’une part des facteurs de résistance très élevés vis-à-vis de la plupart des triazoles et, d’autre part, sont légèrement résistantes à d’autres familles fongicides (QoI, SDHI…). Ces souches MDR sont détectées dans 1,9 % des échantillons, contre 6,5 % pour les non-MDR (très résistantes à une ou quelques triazoles).
A noter que, dans les parcelles où les souches MDR sont détectées (plutôt dans la moitié nord de la France), elles représentent en moyenne 18,4 % de la population locale (contre 15,8 % en 2012).

Compte tenu qu’aucune souche résistante aux carboxamides n’a été détectée cette année et que la fréquence des phénotypes émergents a peu progressé, il n’y a pas lieu de craindre pour l'activité des SDHI en pratique en 2014. En revanche, la réserve de n’utiliser qu’un seul SDHI par campagne est toujours valable.

Les souches émergentes représentent 8 % des souches prélevées dans les témoins non traités en fin de campagne 2013.

Figure 1 : Evolution des fréquences de détection des trois grands types de populations de Septoria tritici mesurées dans le réseau Performance depuis 2013


Cliquez sur l'image pour l'agrandir

TriLR : souches faiblement résistantes aux triazoles
TriMR : souches moyennement résistantes aux triazoles
Phéno émergents : souches très résistantes à une ou plusieurs triazoles

Le réseau Performance : un partenariat multiple et unique !
Coordonné par ARVALIS – Institut du végétal, le réseau performance a rassemblé en 2013 une cinquantaine de partenaires issus du développement agricole et de l’agrofourniture.
Pour la 10e année consécutive, ce réseau a produit des données d’efficacité et de rendement uniques à partir de 78 essais mettant en jeu des doubles applications fongicides.
Répartis sur 18 zones céréalières, ces essais ont systématiquement été associés à des analyses de résistance réalisées par l’unité Bioger de l’INRA de Grignon.

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