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Nuisibilité directe des adventices en chiffres Essais désherbage

La nuisibilité directe des adventices en chiffres

25 janvier 2018

L’absence de désherbage en grandes cultures conduit, dans la majorité des cas, à des pertes de rendement. Ces pertes sont particulièrement significatives en blé tendre. C’est ce qui ressort d’une étude présentée lors de la 23e conférence internationale du Columa en 2016.

Les mauvaises herbes exercent une concurrence sur les cultures pour l’accès aux ressources (lumière, eau, minéraux…). Même si peu d’études contestent leur nuisibilité directe, il est difficile de la chiffrer précisément tant ces ressources sont spatialement et temporellement dynamiques.

Toutefois, la compilation de 110 essais désherbage menés en France entre 1993 et 2015 sur trois grandes cultures annuelles (blé tendre, colza et tournesol) permet de sortir quelques tendances. Ces essais, issus des réseaux de l'Inra, Agrosolutions, ARVALIS – Institut du végétal, Terres Inovia, Dijon Céréales et l'ACTA, comparent des témoins non traités à une large gamme de parcelles traitées.

En blé, 92 % des essais montrent une perte significative de rendement. Elle s’élève en moyenne à 26 q/ha sur tous les essais (figure 1).


Figure 1 : Différence de rendement (q/ha) entre les parcelles non traitées (TNT) et les parcelles traitées (T) pour les 63 essais en blé tendre d’hiver

Les points noirs représentent la différence de rendement moyenne d’un essai. La longueur de la barre représente l’intervalle de confiance à 95 %. Les essais présentent une différence de rendement significative au seuil de 5 % (en bleu) ou non significative (en rouge).


En tournesol, la perte de rendement en l’absence de désherbage est de 4,1 q/ha sur tous les essais alors que 61 % des essais présentent une perte significative.

En colza, 51 % des essais présentent une perte de rendement, qui est en moyenne de 3,5 q/ha sur tous les essais. A noter que les pertes de rendements sur colza ont été étudiées en fonction de l’infestation initiale et de l’efficacité de désherbage. Les pertes non significatives sont majoritairement dues à une faible infestation, plus qu’à une mauvaise efficacité du désherbage.

Pour en savoir plus, téléchargez l’étude sur la nuisibilité directe des adventices en grandes cultures, présentée au Columa 2016 (Cordeau et al.).

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7 commentaires 28 janvier 2018 par METAY

la nuisibilité des adventices a été démontrée depuis fort longtemps; nous possédons des données, nous l'observons chaque année.....C'est d'une évidence ! reste le problème des baisses d'efficacité des herbicides, des résistances.....avant on arrivait à désherber correctement avec des pulvérisateurs peu perfectionnés et des molécules simples comme l'isoproturon, le chlortoluron.....les échecs étaient rares, et on rattrapait facilement....acoutumance ? Avec 3,5 à 4 L/ha de FAGAL ou BELGRAN (herbicides à base d'isoproturon) on s'en sortait; le vulpin disparaissait dans les terres type limon argileux. Qu'en est-il maintenant ?

27 janvier 2018 par ROEDERER

Ben oui ! Cette vérité est trop oubliée (on doit même s'interroger sur la raison de cet oubli...). Pourquoi diable nos prédécesseurs ont cherché puis utilisé des herbicides avant tout les autres (fongicides, insecticides,,etc..) ? Une fois de plus le prisme déformant des médias vient nous donner des leçons d'écologie et d'économie en prétendant qu'on peut et qu'on DOIT se passer des pesticides, le problème, c'est qu'ils ne finissent jamais leur raisonnement: il est toujours sous-entendu que le prix de l'alimentation DOIT aussi continuer à baisser et donc, il va falloir trouver des esclaves pour entretenir nos cultures (si on en veut encore...). A moins qu'ils nous payent pour qu'on fasse de la BIODIVERSITE (ça n'a jamais nourri quiconque, ça) à la place du blé, maïs etc... Mais bon, il faudra leur expliquer (vite) qu'une terre inoccupée et pas entretenue, ne fait pas pousser des forêts ("primaires") mais des broussailles... Personnellement, je doute fort qu'ils (journalistes, élus, citadins "responsables", lanceurs d'alertes, ZADistes...) écoutent ou même entendent ceci, sûrs de leur VERITE. Oui, ce type d'essais est à remettre encore et encore (malheureusement) sur "le métier"...

27 janvier 2018 par BASTIEN

Bien mais il s'agit de la perte la premiere année. Il serai interessant de presenter les essais la deuxième année, puis la troisième... A mon avis pour la quatrième année plus la peine de semer car je doute qu'il reste grand chose à recolter...

27 janvier 2018 par MARTIN

Surtout n'est parlez pas aux agriculteurs (pseudos bobos) écologistes ni au DG de ARVALIS et à ses copains de l'ex cabinet de la grande folle et de Nicolas le pétroleur.

26 janvier 2018 par BRUNELLE

une vidéo circule sur internet où l'on peut voir les députés du groupe "glyphosate" se faire expliquer par un scientifique que le blé sans engrais ni desherbage produit davantage de rendement que le conventionnel en étouffant les adventices. Arvalis doit donc à la fois rétablir la vérité sur l'utilité des herbicides et communiquer avec les élus de la république avant qu'ils ne votent n'importe quoi!

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