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Campagnols des champs

La lutte s’organise autour de trois leviers

24 octobre 2013

En l’absence de produits homologués, la lutte contre les campagnols des champs passe par différentes méthodes alternatives. Jonathan Burel, responsable de la problématique des vertébrés nuisibles chez FREDON d’ile-de-France, fait le tour des options possibles.



Les campagnols des champs sont de petits rongeurs qui commettent des dégâts principalement dans le blé et le colza.

La lutte chimique n’est plus d’actualité puisqu’aucun produit n’est homologué. Mais un arrêté national est en attente pour étendre l’homologation de la bromadiolone (un anti-coagulant) sur ce rongeur.

En attendant, différents moyens de lutte intégrée sont disponibles. Parmi eux, le travail du sol, avec notamment le labour, permet de déstructurer les réseaux de galeries qui constituent les terriers des campagnols des champs.
La prédation naturelle peut également être favorisée. Pour cela, on peut limiter le prélèvement des prédateurs de ce rongeur comme les renards ou encore aider la prédation des buses et faucons par la mise en place de perchoirs à rapaces.

Il est également possible d’utiliser un appareil à gaz appelé le rodonator. Cet appareil permet d’injecter du gaz propane directement dans les terriers à l’aide d’une sonde. Puis, en appuyant sur un bouton, l’applicateur produit une étincelle qui déclenche une détonation. Par effet blast, cette détonation tue les adultes présents dans les galleries et même les jeunes campagnols nichant dans des poches plus en profondeurs.

Un autre moyen de lutte contre ces ravageurs consiste à entretenir les zones herbacées en bord de champ, les fossés et les haies. Ces endroits sont susceptibles d’abriter ces rongeurs et de favoriser leur reproduction.

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7 commentaires 10 juillet 2014 par ARVALIS

Bonjour, des éléments plus précis sont à rechercher auprès des FREDON, prenant en compte le contexte régional. Par exemple, la FREDON Franche-Comté a communiqué sur une hauteur de perchoir (rapaces diurnes) de 2,5 à 3,5 m et un schéma de nichoir à chouette effraie. Autre exemple de la FREDON LIMOUSIN : Installer des perchoirs régulièrement à l’intérieur des parcelles (environ 2 perchoirs / ha), notamment au niveau des zones dépourvues d’arbres. Pour construire un perchoir, un piquet en bois d’environ 2 mètres avec un tasseau posé en travers suffit. Plus le perchoir sera haut, plus le cercle d’activité des rapaces sera étendu. Disposer le perchoir à coté de la zone infestée (et non directement dessus) afin de favoriser l’envol du prédateur.

06 juillet 2014 par MAIGRET

beaucoup d'interrogations sur le nombre de perchoirs et leurs dimensions. Combien par ha, à quelle époque, quelle hauteur ?

25 octobre 2013 par PATRELLE

@LEMETAIS Je n'ai pas placé de poteau pour le moment, car c'est une contrainte de plus pour les différents passages dans les parcelles et une sources supplémentaire de salissement (tour des poteaux). Je serai peut être amené à le faire, si la situation se dégrade. Les premières parcelles ont 10 ans, la totalité 4 ans. Je fais un passage de disque indépendant derrière batteuse pour tout mettre à plat, commencer la lutte contre les mulots et aider les rapces, puis un deuxième pour les blé/blé pour semer mes couverts (semoir sur le carrier). Je suis dans le sud ouest de l'Oise (Vexin)

25 octobre 2013 par LEMETAIS

réponse à Patrelle: tes remarques sont fort intéressantes, étant donné le système du semis direct -est-ce que tu as placé des poteaux en bordure de champ ? - depuis combien d'années fais- tu du semis direct ? - dans quel département exploites-tu ?

25 octobre 2013 par PATRELLE

Le rodonator constitue une solution pour la lutte sur de petites surfaces. Lorsqu'il s'agit de plusieurs dizaines d'ha c'est un chemin de croix. En ce qui concerne la lutte mécanique, le travail superficiel (disques indépendants) et le roulage de préférence le soir, diminuent les populations. Le travail superficiel, est une aide à la prédation naturelle. Laisser des chaumes de céréales et colza en l'état après moisson, n'aident pas les rapaces dans leur activité (un chaume de colza est un rempart pour les rapaces lors de leurs attaques sur les mulots)

25 octobre 2013 par PATRELLE

Pour répondre à LEMETAIS Je suis en semis direct, donc très impacté par les mulots. J'ai en permanence des rapaces en activité sur mes champs et leur nombre grandi au fil des années. J'observe que j'ai moins de dégâts que par le passé. Je pense qu'un équilibre est en train de se créer entre prédateurs et prédatés.

25 octobre 2013 par LEMETAIS

Est-ce qu'il existe des résultats d'observation de lutte par les prédateurs, par eemple évolution de la population de rongeurs en fonction du nombre de prédateurs ? est-il envisageable de mettre en place une telle observation?

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