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Irrigation vs protection des pommes de terre Les Vrai/Faux de l’irrigation

Oui, l’irrigation favorise le mildiou de la pomme de terre

05 juillet 2018

L’irrigation des pommes de terre favorise la croissance foliaire, ce qui augmente le risque vis-à-vis du mildiou : les points d’entrée de la maladie sont alors plus nombreux sur la plante, notamment durant la période de croissance active. Quelques recommandations permettent d'atténuer cet effet indésirable de l'irrigation.

La pomme de terre est une culture exigeante en eau. L’irrigation permet de réguler les rendements et de mieux maîtriser la qualité des tubercules. En outre, elle doit être parfaitement conduite pour ne pas gaspiller l’eau, ni favoriser de manière trop importante le développement de certaines maladies comme le mildiou.

Phytophthora infestans, l’agent pathogène responsable du mildiou, est un oomycète qui a besoin de conditions environnementales bien définies pour se développer. La germination des zoospores et la phase de contamination nécessitent une hygrométrie relative supérieure à 87 % à 1,5 mètre du sol (présence d’eau libre sur les feuilles) et des températures moyennes entre 16°C et 25°C.

Les irrigations peuvent aggraver une période de risque déjà existante

L’irrigation peut contribuer à allonger une période climatique à risque (brouillard, rosée, hygrométrie élevée) par l’humidité du sol et de la végétation qu’elle entretient sur la parcelle. Cette situation est d’autant plus vraie lors des irrigations de fin de journée (après 19 h) ou des irrigations nocturnes. En effet, le feuillage ne pourra pas (ou peu) sécher pendant la soirée et la nuit, ce qui va venir ajouter une période d’humidité à l’humidité nocturne naturelle.

Il s’agit donc d’adapter les périodes d’irrigation aux conditions climatiques pour éviter de coupler un tour d’eau avec une période de risque naturelle.

Selon le type d’irrigation, le risque mildiou sera plus ou moins augmenté

Tableau 1 : Influence du type d’irrigation sur le développement du mildiou

Dans ces conditions, il convient :
• d’irriguer sur un feuillage protégé, s’il y a des risques ;
• d’attendre la durée de mise en place des matières actives avant d’irriguer (se reporter à l’étiquette du produit).

L’application de spécialités de contact ou translaminaires, plus résistantes au lessivage, permet de mener distinctement la protection fongicide et l’irrigation, tout en gardant un excellent niveau d’efficacité. Cette stratégie permet également de diminuer les risques, faciliter l’organisation du travail et réduire l’utilisation d’intrants (protection raisonnée).

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1 commentaires 06 juillet 2018 par RICHOU

Bonne analyse