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L’innovation en irrigation Vidéo

L’innovation en irrigation pour une meilleure utilisation de l’eau

20 août 2020

Bien gérer son irrigation, c’est préserver les ressources hydriques en mettant en relation éléments naturels et nouvelles technologies.


L’irrigation est un facteur de production essentiel pour les grandes cultures dans certaines régions françaises. En région Rhône-Alpes, plus de 20 % des exploitations comportent des surfaces irrigables pour un total de 140 000 ha. Le maïs et les céréales représentent pratiquement les trois-quarts de ces surfaces irriguées. En Alsace, l’irrigation des grandes cultures concerne principalement le maïs (50 000 ha), le blé (10 000 ha) et, dans une moindre mesure, le soja et les betteraves sucrières (2 500 ha chacun). De nombreuses cultures spéciales comme le tabac et la pomme de terre sont également irriguées.

ARVALIS – Institut du végétal, qui a mis au point une méthode moderne de pilotage de l’irrigation, appelée Irré-LIS, est engagé dans de nombreux essais comme par exemple les dates d’arrêt des apports d’eau, ou l’intérêt de systèmes innovants tels que le goutte à goutte.

Mieux irriguer, c’est prendre en compte 4 facteurs naturels

Mieux irriguer, c’est bien connaître les quatre éléments que sont l’eau, le sol, le climat et la plante.

Mieux connaître l’eau, c’est connaître l’origine de l’eau d’irrigation (nappes phréatiques ou rivières) et sa disponibilité (en quantités limitées ou non).

Mieux connaître le sol, c’est connaître sa capacité à stocker de l’eau.

Connaître le climat, c’est connaître l’évapotranspiration potentielle du site et les fournitures en eau de pluies.

Enfin, connaître la plante, c’est connaître les besoins de chaque plante et les phases sensibles à la sécheresse de la culture. Par exemple, le maïs a de forts besoins en eau autour de la floraison (de deux semaines avant jusqu’à trois semaines après).

Irriguer moins cher, c’est optimiser le poste énergie

Le coût de l’énergie a fortement augmenté au cours de ces 10 dernières années. Le prix de l’électricité pour l’irrigation commence à se rapprocher du coût de la fertilisation à l’hectare pour un maïs. Se pose alors la question de la consommation énergétique des installations d’irrigation, notamment celle de la pompe : est-elle bien adaptée à l’installation ?

En termes de coût (énergie, amortissements du matériel et coût de fonctionnement), l’irrigation représente une charge globale de 2 à 2,20 € par millimètre d’eau apporté.

Gagner du temps et du confort avec les nouvelles technologies

L’irrigation des parcelles demande beaucoup de temps, notamment du temps de surveillance. Deux outils permettent de piloter plus facilement l’irrigation : le GPS et la téléphonie mobile. Le GPS permet de savoir où en est l’enrouleur ou le pivot ; la téléphonie (ou le GSM) permet de commander à distance la station de pompage, de consulter les paramètres de l’installation, de voir l’état d’avancement des tours d’eau…

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1 commentaires 30 août 2020 par SEILER

Bonjour quelle est la solution pour les enrouleurs, il faut une pression élevée au canon et la perte de charge est grande. Si on réduit la taille de buse pour minimiser la perte de charge, il arrive un moment où on a plus de passages d'irrigation à passer en sortant moins d'eau donc il faudrait du matériel supplémentaire et donc plus de main d'oeuvre. Quel est le "juste milieu". Je suis dans une situation avec des parcelles de 300m de long et souvent une largeur de passage de 90m environ avec des buses de 1.3" (33,5mm)

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