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Pommes de terre

L’appui du broyage pour le défanage : combiner mécanique et chimique

21 décembre 2010

Des solutions alternatives sont à l’étude pour limiter le recours à la chimie tout en visant une efficacité au moins similaire.

Un contexte favorable à la recherche d'alternatives

Dans le contexte environnemental actuel (Grenelle, Ecophyto 2018), l’objectif pour les producteurs de pomme de terre, comme pour les autres cultures, est d’utiliser au mieux les produits phytosanitaires, voire d’en limiter l’usage. Le défanage est une intervention nécessaire dans la très grande majorité des cas pour garantir une qualité satisfaisante du produit. L’emploi quasi systématique des produits chimiques est nécessaire pour aboutir à une destruction totale de la végétation. Mais des solutions alternatives sont à l’étude pour obtenir un résultat similaire en limitant le recours à la chimie.

Le broyage mécanique pour réduire les doses

ARVALIS-Institut du végétal a testé en 2009 une solution combinée mécanique + chimique, avec un outil issu de la filiale Grimme en Grande-Bretagne. Situé à l’avant du tracteur, le broyeur permet de supprimer une grande partie (de 70 à 80 %) du feuillage. Un pulvérisateur installé à l’arrière du tracteur permet de détruire la quantité résiduelle de feuillage par une pulvérisation localisée en sommet de buttes. L’expérience a été menée sur trois variétés : Nicola et Bintje ainsi que Kardal qui a aussi un fort développement foliaire, mais est beaucoup plus difficile à détruire complètement. Cette dernière pose souvent des problèmes de reprise de végétation, même après l’application de produits chimiques.

Dans le contexte de 2009 (un mois d’août chaud et sec), cette première expérimentation a montré des résultats intéressants. Elle sera renouvelée en 2010 pour en mesurer l’efficacité sur une végétation plus développée, parfois difficile à détruire, avec les variétés Nicola et Markies.

Les prochains essais permettront de travailler sur la dose de produit efficace, et sur le volume de bouillie adéquate nécessaire pour avoir une bonne répartition du produit sur le feuillage. Compte tenu du plus faible volume de feuillage, on cherche à réduire le volume de bouillie et la dose de produit au minimum efficace.

À cet attelage broyage mécanique avant et intervention chimique arrière est associé un équipement de roues plombeuses qui tassent les buttes pour limiter le verdissement des tubercules. Ce « roulage » des buttes est le plus souvent réalisé avec un outil indépendant. La solution proposée permettrait ainsi de réaliser les trois opérations en un seul passage.

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