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Evaluation économique des moyens agronomiques de désherbage (Déchaumage dans une parcelle de blé) Gestion des adventices

L’agronomie, une source d’économies ?

31 août 2017

La gestion des adventices peut s’avérer très coûteuse. Si le poste herbicide est difficilement compressible car le salissement résultant peut impacter fortement le rendement, il est intéressant de comparer les niveaux de charges induits ou économisés par l’introduction de divers leviers agronomiques.

Des charges opérationnelles proches

Sur la base de l’essai longue durée d’Epieds (27), il est possible d’identifier l’effet sur les charges de l’introduction de divers leviers agronomiques, utiles à la gestion des adventices, comme le travail du sol à l’interculture, le décalage de la date de semis ou encore l’allongement de la rotation.

Les niveaux de charges opérationnelles (herbicides et mécaniques), moyennées sur la période 2006-2014, quelles que soient les rotations sont finalement assez proches. Les différences n’excèdent pas 62 €/ha.


Figure 1 : Comparatif des charges (mécanisation et herbicides), en €/ha, et des rendements, en q/ha, de 5 systèmes de culture introduisant des leviers agronomiques (labour ou protéagineux ou retard de semis) à une rotation de référence (en hâchuré)

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Les charges en mécanisation compensent les charges herbicides et inversement !

Un système de culture sans labour, en rotation courte (colza-blé-blé) est plus dépendant des herbicides, pour la gestion des graminées, qu’un système en rotation longue, avec labour et décalage de la date de semis du blé : le premier affiche un différentiel de +45 €/ha en herbicides alors que ses charges de mécanisation sont plus contenues (-40 €/ha). Sur la simple comparaison de ces charges totales, les 2 systèmes les plus éloignés en matière de pratiques agronomiques de gestion des adventices sont finalement équivalents (pour des programmes herbicides bien adaptés à chaque situation)…

La différence s’opère au niveau des rendements du blé (présent en 2007-2010-2014 sur toutes les modalités). La rotation longue, avec labour et décalage de la date de semis, affiche des gains de rendements de 14 q/ha par rapport au système en rotation courte sans labour et avec un semis précoce.

Le tableau ci-dessous synthétise l’effet des différents leviers sur les charges herbicides, mécaniques et le rendement du blé.


Tableau 1 : Effet de l’introduction de divers leviers agronomiques sur les charges et le rendement du blé dans l’essai longue durée d’Epieds (27) (en comparaison à la rotation de référence Colza-Blé-Blé en non labour et semis précoce)

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3 commentaires 03 septembre 2017 par BOURDELAS

en effet retarder les semis a un effet important sur le salissement.les differences entre un semis debut octobre et un semis novembre sont spectaculaire sur vulpin et raygras apres il faut bien choisir ses variétes plutot rubisko que allez y.

01 septembre 2017 par MARTIN

Oui CHICOUENE, alors pourquoi mettre en avant un système cultural homogène quelque soient les conditions agro-pédologiques ! Je suis sorti de vingt ans de culture sans labour avec un salissement que je n'ai pas encore réussi à vaincre ! A chacun ses formules tout en pensant que des diplômes d'ingénieur agronome permette d'aider à comprendre ! Mais que sont devenues les parcelles de Demolon et de celles encore antérieures préservées à Grignon avant que l'appétit des promoteurs et des bobos s'en emparent et sur les quelles on entretenait des conditions extrêmes en fumures et divers !

01 septembre 2017 par CHICOUENE

Les affirmations péremptoires de cette présentation correspondent à des généralisations anormalement abusives et inadmissibles. Normalement un essai de quelques années sur la lutte contre les mauvaises herbes s'interprète en fonction des espèces de mauvaises herbes présentes (chacune plus ou moins régulée par chaque itinéraire, dans un sens ou dans l'autre), du spectre et de la résistance / des matières actives. Le salissement est aussi fonction des conditions pédo-climatiques et de la flore au début de l'essai. Il existe certains bio depuis de nombreuses décennies qui réussissent bien leurs cultures sans labours en Bretagne. Daniel Chicouène.

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